mercredi, 23 janvier 2013 14:23

Carrelage en Terre Cuite : 100% Ecologique

 

 

 

Etude de cas : La tomette de Salernes

La tomette de Salernes, en terre cuite parfois émaillée, est le revêtement de sol typique des maisons provençales de Salernes. En Provence, les tomettes sont toujours de forme hexagonale et leur mode d'emboîtement, qui ne laisse presque pas de joint, donne un sol très lisse et doux.

 

Photo © Sismondini 

Histoire de la tomette se Salernes

Le village de Salernes, dont l’économie reposait traditionnellement sur des activités agricoles (production de l’huile, du vin, du blé) et sur les filatures de soie, a commencé à produire de la faïence à la fin du XVIII ème siècle. Au lendemain de la Révolution, le marché de la faïence décline et le village se reconvertit dans la fabrication de tuiles, de briques, de tuyaux, de malons et de poteries utilitaires en terre cuite.

C’est dans les années 1830 que les fabricants de Salernes se sont spécialisés dans la fabrication d’un seul produit : la fameuse tomette de Salernes.

Ce malon hexagonal rouge doit sa réputation à la qualité exceptionnelle des gisements d’argile de Salernes, une argile rouge ferrugineuse.

La production de la tomette de Salernes prend une ampleur considérable dès 1850, quand ce matériau léger et très résistant conquiert le marché du bâtiment. La production des tomettes, qui profite de l’expansion des constructions sur le littoral azuréen, devient très tôt le fer de lance de l’économie de la région. Pour répondre à une demande toujours plus grande, de nouvelles fabriques sont construites et les petits ateliers implantés à Salernes sont agrandis.

Cette activité s’est maintenue jusque dans les années 1950 et le procédé de fabrication des tomettes s’est transmis de génération en génération, sans grands changements.

Les fabriques de Salernes alimentent non seulement les magasins de provinces voisines mais exportent aussi leur fameux carrelage hexagonal en Afrique du Nord, en Afrique du Sud, en Italie et en Amérique.

Cette activité s’est maintenue jusque dans les années 1950 et le procédé de fabrication des tomettes s’est transmis de génération en génération, sans grands changements.

 

 Photo © Sismondini 

Photo © Sismondini 

 

Le procédé de fabrication traditionnel

La tomette de Salernes est fabriquée avec l’argile extraite des carrières environnantes. Cette argile est lavée dans un délavoir ou malaxeur, dans lequel la terre et l’eau sont brassées pendant un heure et demi environ. Le mélange ainsi obtenu, appelé la barbotine, est conduit dans des bassins de décantation ou pastières. Après évaporation de l’eau, la terre prend une consistance solide. On en fait des boules de 13 à 15 kilos, appelées pastons ou pains, que l’on place sur une aire de séchage, le séchoir à pains.

Après une journée de séchage à l’extérieur, les pastons sont stockés dans une cave humide et sombre pendant de nombreux mois avant d’être utilisés pour le façonnage des malons proprement dits.

 

Adaptation dans les Pays Africains dotés de ce matériau naturel, terre crue

Bon nombre de pays africains sont dotés de ce matériau naturel, terre crue. Jusqu’à ce jour les techniques de construction avec ce matériau n’ont pas pour autant changer, et font d’ailleurs partie du patrimoine mondial. Pour jumeler patrimoine et modernité, puis répondre aux besoins locaux en matière de construction et d’architecture, ne pourrait-on pas mettre en place une technique de production comme celle de la tomette de Salernes !?

Cette production pourra redorer sans aucun doute l’image donnée aux constructions en terre, jusque-là, négative et jugée archaïque et comme matériau de pauvres.

 

 

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Source : Global archiconsult

 

 

 

 

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Cinquante pour cent de gain de productivité sur les chantiers par rapport à une maçonnerie à la truelle, et 30% par rapport à une maçonnerie roulée : c’est la promesse que fait Wienerberger pour sa nouvelle solution de montage Dryfix dédiée aux murs porteurs en terre cuite à base de briques Porotherm. « La rapidité est l’avantage que tout le monde retient de ce procédé de collage, mais c’est le dernier que nous mettons en avant, après la fiabilité, la simplicité, la possibilité de travailler jusqu’à -5°C ou encore l’absence d’émission de COV», énumère Gérard Fouilloux, responsable marketing Briques de Wienerberger. De fait, pour profiter d'autant d'atouts, l’utilisation de ce liant monocomposant en mousse polyuréthanne réclame le respect d’un certain nombre de précautions relatives à la pose (réalisée avec un pistolet spécial) et aux conditions de stockage (debout, toujours à moins de 70°C, pendant une durée limitée et entre 10°C et 25°C la veille de l’utilisation). A tel point d’ailleurs que le liant Dryfix, conditionné en cartouches de 750 g, ne sera distribué qu’auprès des agences signataires d’une charte prévoyant notamment que les entreprises clientes devront avoir été préalablement formées.

 © Wienerberger - Procédé Dryfix de Wienerberger

Grâce à un accessoire double sortie à base de canules en plastique à écartement variable,

la pose de deux cordons de mousse est possible avec un seul mouvement.

 

Travail possible jusqu'à -5°C

Associé à un Avis Technique du CSTB (N°16/11-624), le procédé s’adresse exclusivement aux blocs de terre cuite rectifiés Porotherm de 15 à 30 cm d’épaisseur, pour les ouvrages en maçonnerie de type R+1 au maximum (hauteur limitée à 2,5 m pour des murs porteurs de 15 cm). Après la pose du premier rang sur une arase de mortier traditionnel, ajustée à l’aide des platines Porotherm, le liant Dryfix supprime tout besoin en eau, sauf humidification éventuelle des surfaces à fins d’accélération de la prise. « En cas de défaut, le produit ne permet aucun rattrapage de niveau : ce premier rang doit donc être parfaitement réalisé », insiste toutefois Gérard Fouilloux. Si en revanche tout est correct, les rangs suivants sont posés sur les briques préalablement dépoussiérées en appliquant au pistolet le ou les cordons de mousse (deux en général) d’environ 3 cm de diamètre et situés à 5 cm des bords. Les briques doivent alors être assemblées dans un délai de 3 minutes. Grâce à un accessoire double sortie à base de canules en plastique à écartement variable, la pose de deux cordons est possible avec un seul mouvement. Une cartouche permet en pratique de réaliser environ 40 m de cordon, ce qui représente 5 m2 de mur en moyenne. A noter également que le nettoyage du pistolet (au moyen d’une cartouche spécifique) n’est pas indispensable en fin de journée.

 

Source : Jean-Charles Guézel | Source LE MONITEUR.FR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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mercredi, 26 décembre 2012 03:51

Construire une maison en terre crue

 

 

 

Pourquoi ne pas construire une maison en terre crue ? Si les maisons en terre ont prouvé leur efficacité tout au long des siècles et demeurent un habitat majeur dans le monde, notamment dans les pays en voie de développement, pourquoi avoir abandonné cette technique ancestrale de construction ?

Les avantages de construire une maison en terre crue ...

Bien sûr la révolution industrielle et technologique a permis de construire des maisons très rapidement en améliorant le confort des habitants mais on se rend compte aujourd'hui que les matériaux utilisés depuis 150 ans sont nocifs pour la planète (déchets, pollution,...) tant dans leur fabrication, que leur mise en œuvre ou utilisation et qu'il est urgent de changer nos habitudes en matière de construction de maison avec l'utilisation de matériaux écologiques comme les maisons en terre crue (techniques du cob, de la bauge, du torchis) par exemple qui présentent de nombreux avantages :  avantages écologiques d'une maison en terre crue : matériau naturel que l'on trouve en abondance ; associé pour la construction à d'autres ressources naturelles telles que l'eau (peu) ou le soleil ; pas de transport ; pas de cuisson ; aucun procédé de mise en œuvre mauvais pour l'environnement. facilités de mise en œuvre ; développe l'entraide sociale ; on trouve de la terre de partout ; possibilités architecturales infinies d'une maison en terre ; maison personnelle qui ne ressemblera à aucune autre. Moyen de reprendre contact avec la nature, atout esthétique indéniable de la maison en terre..

·      Une maison en terre est respirante : il faut lui associer des enduits de finition à base de chaux. En auto-construction, une maison terre est économique, très bonnes isolations phonique et thermique de la terre...

 

 

 

 

 

 

Construire une maison en terre : le test de la sédimentation ...

Construire une maison en terre crue nécessite de connaître la teneur en argile de sa terre ; pour que la terre soit un bon liant, elle doit contenir entre 15 et 35 % d'argile, le reste de la terre étant constitué généralement, en teneurs variables, de sable, de limon et de graviers.

Les pellicules d'argile gonflent quand elles sont mouillées et se rétractent en séchant, se liant ainsi les unes aux autres et formant un corps solide.

 

Il existe une technique simple pour déterminer le pourcentage des différents éléments composant votre terre, le TEST DE SEDIMENTATION :  

- prélevez plusieurs échantillons de terre dans des endroits différents, à une profondeur d'au moins 50 cm, au-dessous de la couche arable du sol, dans le sous-sol. Le sous-sol est facilement reconnaissable à sa couleur beaucoup moins sombre (orangé, rose, gris) que celle de la couche arable et à la difficulté que vous éprouverez quand vous creuserez. Éliminez les cailloux et réduisez les grumeaux ;

·         - remplissez de moitié de terre des bocaux en verre étiquetés de l'endroit d'où proviennent ces échantillons ;

·         - ajoutez une cuillerée à café de sel pour accélérer la sédimentation de l'argile ;

·         - finissez de remplir les bocaux avec de l'eau claire ;

·         - remuez énergiquement pendant au moins 20 secondes ;

·         - installez les bocaux sur une surface plane et attendez entre 2 heures et 48 h que la sédimentation soit complète (l'eau est redevenue claire);

·         - procédez à l'évaluation de vos échantillons ; si l'eau redevient claire immédiatement après avoir secoué votre bocal, ou en moins d'une demi-heure, votre terre ne contient pas d'argile et est donc inadaptée à une construction de maison en terre, il vous faudra trouver de la terre argileuse ailleurs : au fond du bocal, vous apercevrez le sable grossier et les agrégats le limon et le sable fin constituent la deuxième couche vient ensuite l'argile, puis tout en haut du bocal l'eau.

·         - faites des marques sur le bocal pour déterminer les différents pourcentages des éléments constitutifs de vos échantillons ; si votre terre contient trop d'argile, il faudra ajouter du sable et des agrégats. Et vice versa, ou trouver de la meilleure terre pour votre construction de maison en terre.

 

Vous pouvez également évaluer la teneur en argile de votre terre et de sa capacité à être utilisée efficacement dans une construction de maison terre en façonnant une boule la moins humidifiée possible et en la laissant tomber par terre :

·         - si la boule s'écrase sur le sol en s'aplatissant, c'est qu'il y a trop d'argile ;

·         - si la boule s'effrite, c'est qu'il y a trop de sable. La boule de terre ayant une teneur appropriée en argile et agrégats restera intacte.

 
 

 

Source : maison-construction 

 

 

 

 

 

 

 

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