À l'horizon 2050, alors que l'Afrique subsaharienne comptera dix fois plus d'habitants qu'un siècle plus tôt, les citadins seront eux 60 fois plus nombreux, représentant une mutation majeure pour le continent. Le développement urbain, un des thèmes principaux de la troisième édition du Africa CEO Forum, les 16 et 17 mars à Genève, sera donc au cœur des réflexions de notre siècle. Un processus déjà en cours et appelé à se poursuivre au rythme de ce boom démographique qui change le visage de l'Afrique depuis déjà plusieurs décennies.

 

 

Démographie : le 21ème siècle sera-t-il africain ? 

Selon les dernières projections, le nombre d'Africains sera multiplié par cinq entre 2000 et 2100, pour atteindre les 4,2 milliards. Dès 2030, le continent devrait compter autant d'habitants que l'Europe et les deux Amériques réunies. Et, situation inédite, à partir de 2035, les citadins devraient être plus nombreux que les ruraux sur l'ensemble du continent. Selon l'ONU, ils seront même 1,26 milliard en 2050, contre moins du tiers aujourd'hui. Même si l'Asie devrait conserver le rythme le plus rapide en matière de croissance urbaine pour quelque temps encore, l'Afrique la suit de près et devrait représenter d'ici à trente ans plus de 20 % de la population mondiale urbanisée.

 

En 2050, près de deux Africains sur trois vivront en ville. Le Nigeria s'installera alors de manière durable sur la troisième marche du podium des pays les plus peuplés au monde avec 444 millions d'habitants (derrière l'Inde et la Chine). Et les contours de Luanda, Dar es-Salaam, Khartoum, Abidjan et Addis-Abeba auront depuis longtemps été redessinés pour permettre à ces villes de rejoindre Lagos, Le Caire et Kinshasa au sein du club très fermé des grandes métropoles africaines de plus de 10 millions d'habitants.

 

 

Bidonvilles

Comment ces agglomérations feront-elles face à de pareils ordres de grandeur ? La question reste en suspens. L'augmentation de la population urbaine, plus rapide que la croissance économique au sud du Sahara depuis trente ans, n'a pour l'instant contribué qu'à "une urbanisation de la pauvreté", selon l'expression des démographes. D'après l'agence ONU-Habitat, plus de 60 % des citadins africains vivent aujourd'hui dans des bidonvilles.

"Pour éviter que les nouveaux arrivants ne s'entassent aux portes de ces métropoles et ne creusent davantage la fracture urbaine entre des taudis en extension et les quelques enclaves de richesse, les Africains vont devoir réinventer leur ville", estime Gilles Pison, chercheur à l'Institut national d'études démographiques (Ined), à Paris.

 

 

Dossier urbanisme : l'Afrique des villes est en marche

Face à ce contexte sans précédent, la ville africaine reste en effet largement à imaginer. Un modèle original à trouver quelque part entre l'étalement urbain désorganisé d'aujourd'hui et les visions futuristes quasi idylliques placardées il y a quelques mois dans les capitales d'Afrique de l'Ouest par une célèbre banque panafricaine. Seule certitude, l'exemple ne viendra pas d'ailleurs. Les schémas hérités des colonisateurs ont depuis longtemps montré leurs limites.

Quant aux projets ultramodernes inspirés de Dubaï ou de Singapour, très en vogue sur le continent, ils ne semblent pas pouvoir répondre aux besoins de base des populations, même s'ils représentent à plus long terme de formidables leviers de croissance économique.

 

 

L'explosion urbaine de l'Afrique s'accélère

La ville africaine doit déjà lutter contre une certaine illégitimité historique. "Son existence a longtemps été niée. De nombreux Occidentaux considèrent que c'est une création artificielle, puisqu'il n'y a aucune industrie", s'agace l'économiste Jean-Marie Cour. Décidées à réduire la pauvreté des villes en encourageant les ruraux à rester dans leurs villages, les institutions financières internationales ont cessé de financer tout développement urbain à partir des années 1980, pour au contraire soutenir les campagnes, au nom d'un paradis perdu cher à certains utopistes.

Après vingt ans d'une telle politique, les effets sont catastrophiques pour les villes, incapables de fournir le foncier, les infrastructures et les services nécessaires pour absorber l'exode rural. Acculés par le rythme des migrants, les pouvoirs publics courent après ces décennies perdues.

 

Urgence

"Les autorités sont trop dans le rattrapage et l'urgence pour pouvoir développer une vision", estime Pierre-Antoine Balu, partenaire du cabinet de conseil international PwC, qui vient de publier une étude sur les villes africaines "pour contribuer à la mise en place de cette réflexion".

Intitulé "The Continent's Cities of Opportunity", ce document d'une trentaine de pages classe 20 des plus importantes métropoles du continent, selon quatre séries d'indicateurs. Et détermine celles qui sont les plus dynamiques aujourd'hui et celles qui peuvent prétendre à le devenir demain.

 

 

Cette première compilation du genre réalisée sur l'Afrique sera mise à jour chaque année. Elle s'adresse d'abord aux investisseurs étrangers, "pour les aider dans le choix de leurs implantations", précise Pierre-Antoine Balu, qui insiste sur les notions de hub et de marché à vocation régionale. Mais également aux autorités publiques, "pour leur permettre de prioriser leurs investissements, de les séquencer en fonction de leurs ressources".

C'est en effet souvent là que le bât blesse et, en dehors de Kigali et d'Addis-Abeba, les vrais plans de développement urbain restent rares à travers le continent. "C'est pourtant le seul moyen d'anticiper", assure Gilles Pison, de l'Ined.

Pour un pays, l'enjeu est important, alors que le rôle de moteur de développement économique et humain des villes n'est plus à démontrer. L'ensemble des zones urbaines représenterait aujourd'hui 55 % du PIB continental, selon ONU-Habitat. "Personne ne sait vraiment si c'est l'urbanisation qui tire la croissance économique ou le contraire, mais les deux sont clairement liées", reprend le démographe de l'Ined.

La jeunesse de la population africaine, dont l'âge médian est estimé à 19 ans, permet également à l'ensemble du continent d'espérer une période de dividende démographique (la proportion d'actifs est alors supérieure à celle des inactifs), qui permet généralement d'accélérer la croissance économique.

 

Cette situation est déjà une réalité en Afrique du Nord et est attendue à l'horizon 2030 pour le reste du continent. Elle se traduit par une main-d'oeuvre abondante et la formation d'un vaste marché urbain de consommateurs. À condition bien sûr que, d'ici là, les villes aient pu créer la richesse et les emplois nécessaires. Selon les projections, le continent comptera 1,1 milliard de travailleurs disponibles en 2040, dépassant les autres régions du monde.

Les métropoles vont donc devoir attirer les investisseurs privés, qui, en plus de générer de l'emploi, pourront contribuer à apporter aux pays africains les 40 milliards de dollars par an dont ils ont besoin pour financer des logements, des équipements publics ainsi que des infrastructures de transports et d'énergie. "Mais pour instaurer la confiance de ces investisseurs, il est primordial de répondre aux enjeux de sécurité", prévient Pierre-Antoine Balu, de PwC.

 

 

Développement : pourquoi l'Afrique veut réussir sa transition démographique ?

Fragilité

La diversification sectorielle des villes, qui doivent s'appliquer à développer les services et les industries, représente une source d'opportunités suffisante pour les intéresser. Tout comme l'émergence d'une classe moyenne africaine, qui devrait dépasser celle de la Chine en 2060 pour atteindre le milliard de personnes, contre 355 millions actuellement. Mais si l'Afrique veut tirer le meilleur parti de ses transitions urbaine et démographique, elle doit encore combler un certain nombre de carences. Et en priorité à la fragilité des autorités publiques.

Après une décentralisation bâclée, les municipalités ne disposent pas des instruments institutionnels et financiers nécessaires pour remplir leur tâche. Il y a urgence à déconcentrer les pouvoirs afin de mieux réorganiser les espaces de peuplement selon une articulation ville-campagne, fondamentale pour assurer le développement socio-économique des centres urbains en particulier, et des pays en général.

 

Source : Jeune Afrique

 

 

 

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Le 18 décembre 2014, le bureau du Conseil National de l'Ordre des Architectes (Cnoa) de Côte d'ivoire a élu à sa tête l'architecte Yolande Séhinabou Doukourou. Cette dernière remplace l'architecte Guillaume Koffi, de l'agence Koffi & Diabaté, qui a bridé plusieurs mandats. Le bureau de l'Ordre des architectes, dirigé pour la première fois par une femme, comprend 12 membres. 

Mieux faire connaitre la profession d'architecte en Côte d'Ivoire, ses obligations et ses droits tels que fixés par la loi, ainsi que sa contribution au développement urbain et économique de la Côte d'Ivoire. C'est la première mission que s'est assigné le Conseil national de l'ordre des architectes (Cnoa), présentée, hier, à la presse, au siège de l'Ordre, à Cocody. Le prétexte : la présentation du bureau du Conseil.

Selon la présidente de l'Ordre, Yolande Doukouré, il s'agira d'établir un rapport de confiance solide et durable entre l'architecte et la société en général, mettre l'architecte au centre du cadre bâti, au bénéfice de la meilleure image des villes de la Côte d'Ivoire, pas au seul profit d'Abidjan ou Yamoussoukro. "L'architecte est au service de la société et l'architecture est d'utilité publique. La profession d'architecte n'est pas commerciale, encore moins un métier de bourgeois, et tous les architectes ne roulent pas carrosse, en tout cas dans les pays en développement", a-t-elle indiqué. Invitant les promoteurs immobiliers à utiliser en priorité les services des architectes pour éviter ces situations d'immeubles qui s'écroulent ou de voiries qui se dégradent à une vitesse vertigineuse. Car, pour le Cnoa, les travaux exécutés dans le bâtiment et travaux publics ne sont pas, pour la plupart, l'œuvre des professionnels.

 

Pour la présidente, il n'y a pas d'excuse à ne pas utiliser les architectes car ceux-ci existent bien, et depuis quarante ans. Et que la loi donne obligation de faire appel à un architecte dans la construction d'un immeuble. C'est pourquoi ils désapprouvent le rôle que les promoteurs veulent leur faire jouer dans la politique présidentielle des logements dits sociaux : "Tous les promoteurs n'ont pas fait appel aux architectes. Quand c'est le cas, c'est pour avoir des autorisations de construire". D'où ce cri de cœur de la présidente : "Tant de bâtiments en construction ou à réaliser, et si peu d'architectes qui ont du travail ! Comment cela peut-il se concevoir ? Comment corriger cet état de fait? Comment comprendre alors que les architectes ivoiriens n'aient pas de travail, pendant que le secteur informel connait une expansion quasiment exponentielle, et que la demande en logements demeure insatisfaite ? C'est par la communication que nous allons sensibiliser les populations. Il faut qu'elles aient le réflexe d'aller vers l'architecte".

 

Source : allafrica

 

 

 

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Une école d’architecture ouvrira ses portes pour l'année académique 2015-2016 en Côte d’ivoire. Décision annoncée par Guillaume Koffi, architecte et président du Conseil national de l'ordre des architectes (Cnoa) de Côte d'Ivoire, jeudi 10 octobre.

Licence, Master Doctorat, tels sont les diplômes qu’offrirons cette école avec le soutien de l'Union internationale des architectes (Uia) et de l'Union africaines des architectes (Uaa). Le Cnoa de Cocody sera le lieu d’habitation de l’école d’architecture d’Abidjan. Une salle de sport, un restaurant, telles seront les grandes innovations de cette école bâtie sur environ 1000 m², sur une surface de terrain de plus de 3000 m² et un amphithéâtre de 120 places.

Les sources affirment déjà qu’elle aura « la plus grande bibliothèque dédiée à l'art et à l'architecture d'Afrique, ainsi qu'une salle d'exposition permettant la présentation d'œuvres architecturales ».

Le président du Cnoa déclare en ses mots : « Pour que nos villes soient belles, il faut que nous soyons plus nombreux. Aujourd'hui, nous sommes 200 architectes pour environ 20 millions d'habitants. Il en faudrait dix fois plus, au moins, pour que nous puissions sentir l'impact de la qualité architecturale sur nos villes ». 

 

Source : rumeursdabidjan.net

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Thème : « Concevoir ou réhabiliter un marché en milieu urbain en Afrique ».

Ce concours est né de la volonté d’encourager, de stimuler et de récompenser la créativité et l’inventivité des talents d’aujourd’hui et de demain. A travers celui-ci, nous souhaitons donner aux étudiants et professionnels l’opportunité de découvrir et d’apprécier les possibilités architecturales et techniques, de cultiver l’inspiration et la créativité.
Nous cherchons également à diffuser une image positive et dynamique de l’utilisation des matériaux locaux africains utilisés dans la construction, ainsi que d’inciter à la prise en compte des enjeux liés au développement durable.
Le Règlement est téléchargeable sur le site internet d'AFRIKArchi ICI.

Le concours est gratuit et ouvert aux étudiants inscrits dans des écoles ou universités d’architecture, d’urbanisme ou d’ingénieurs (et domaines connexes) pour l’année 2013-2014, africains ou non. Il est également ouvert aux jeunes professionnels, diplômés entre 2010 et 2013.

Les candidats peuvent participer seuls ou en équipes de maximum quatre (04) personnes. Les étudiants et jeunes professionnels d’une nationalité non africaine peuvent participer au concours à condition que le chef d’équipe soit d’origine africaine ou issu de la diaspora.
Les inscriptions sont possibles jusqu'au 30 Novembre 2013 sur la page web dédiée de notre site www.afrikarchi.com/afrikarchinetwork
Pour plus d'informations, référez-vous au règlement du concours (ci-dessus), au Dossier de presse disponible ici, ou ecrivez-nous Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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La ville de Rabat se prépare à accueillir le second Sommet Mondial des dirigeants locaux et régionaux et le 4ème Congrès du CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique) du 1er au 4 octobre 2013. Cet événement coïncide avec le centenaire du mouvement municipal à travers le monde et les organisateurs souhaitent en faire un moment de partage et de rencontre entre l’Afrique et le reste du monde.

 

Les thèmes comme l’amélioration de la qualité de vie, la gestion de la diversité, la solidarité entre les territoires ou encore la maîtrise de l’avenir urbain marqueront les débats et échanges qui auront lieu lors du congrès. 

 

Le Congrès de Rabat devra permettre aux élus locaux et régionaux, aux techniciens, aux partenaires institutionnels associés à l’événement et à tous les participants de prendre part aux travaux qui seront lancés à cette occasion sur le devenir des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) après leur terme en 2015 et la mise en place d’un nouvel agenda urbain mondial dans le cadre d’Habitat III en 2016.

 


 

 

En juillet 2012, l’UNESCO a inscrit la ville de Rabat sur la liste du Patrimoine Mondial. Forte de ce statut, la capitale du Maroc saura accueillir les participants dans l’esprit de la tradition d’hospitalité marocaine.

 

  • - Le Sommet Mondial se déroulera du 1 au 4 Octobre 2013 à Rabat au Maroc

  • - Pour la première fois dans l’histoire,  le continent africain est l’hôte d’un Congrès Mondial de CGLU

  • - Le Sommet Mondial des Dirigeants Locaux et Régionaux sera le 4ème Congrès de CGLU après le Congrès Fondateur à Paris en 2004, le Sommet de Jeju en 2007 et le 3ème Congrès à Mexico en 2010

  • - Le Sommet est organisé par CGLU et accueilli par la Ville de Rabat et le Gouvernement du Maroc

  • - Le Sommet Mondial sera l’occasion de célébrer le centenaire du mouvement municipal international né en 1913

  • - Près de 3000 participants de plus de 100 pays, dirigeants locaux et régionaux, représentants des organisations internationales et des institutions financières, partenaires de la société civile et du secteur public et privé sont attendus au Sommet

  • - Il s’agit du plus grand rassemblement d’élus locaux et régionaux dans le monde

  • - Le thème du Sommet sera « Imaginer la Société, Construire la Démocratie », incluant des thématiques comme l’amélioration de la qualité de vie, la gestion de la diversité, la nouvelle gouvernance et les changements et la solidarité entre les territoires

  • - 1 plénière introductive, 4 tables rondes thématiques, 2 plénières stratégiques, 12 sessions parallèles, une plénière finale et plusieurs événements parallèles constitueront le cœur des débats et des échanges

  • - Un Bureau Exécutif, un Conseil Mondial et une Assemblée Générale, qui composent les instances statutaires du Congrès de CGLU, définiront les priorités stratégiques de l’Organisation Mondiale pour les trois prochaines années

  • - Salon des expositions "Rabat Expo" : Un grand espace sera dédié à un salon composé de plusieurs pavillons qui accueilleront les partenaires comme les bailleurs de fonds, les organisations internationales, le secteur privé et des associations de la société civile. Dans ce salon, des espaces seront réservés pour des interventions courtes, des événements parallèles et pour présenter des expériences et des projets innovants.

 + d'informations : http://www.rabat2013.uclg.org/fr

 

 

Romarick ATOKE

 



 

 

 

 

 

 

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Envie de participer à un projet solidaire tourné vers l'Afrique? Intéressé par les questions politiques, urbaines, sociales et éducatives en région sub-saharienne? Ou tout simplement, curieux de découvrir nos actions et celles des partenaires à ce forum?


Venez nous rencontrer lors du forum solidaire "Autour de l'Afrique" au cours duquel auront lieu des conférences, des témoignages et des animations... autour de l'Afrique!


Au programme de cette journée:


- Première conférence " Urbanisme et cadre de vie : les nouveaux enjeux du développement en Afrique"
- Animation percussions par l'association Africaroots
- Seconde conférence : "Le développement en Afrique, une construction au féminin"
- Activité henné
- Session d'information et témoignages de volontaires partis en chantier avec APA.
- Expo photos des plus beaux moments passés en chantiers et en stage (Bénin, Burkina-Faso, Togo)

Nous vous invitons exceptionnellement à la conférence "Urbanisme et cadre de vie : les nouveaux enjeux du développement en Afrique" qui a lieu à 13h et qui sera présentée par M. Romarick ATOKE, Président Fondateur AFRIKArchi et  Directeur de Global Archiconsult.

Un buffet aux saveurs africaines sera assuré tout au long de la journée!

!! Nous vous attendons nombreux sur notre stand !!

Pour toutes questions, contactez-nous : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | +33 (0)6 26 57 41 60

Forum organisé par l'Association Afrique Pleine d'Avenir (APA)

 

 

 

 

 

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A quand des contrats africains dans les domaines de l’assainissement, de l'urbanisme et des VRD?

 

 

Durant ces dernières années, des centaines de contrats ont été signés entre les gouvernements africains et les grands groupes internationaux, qu'ils soient américains, européens ou asiatiques. Mais force est de constater que ces contrats de projets à court ou long terme sont opérés uniquement dans les domaines de l'énergie, des  infrastructures administratives, du transport et de la logistique, des télécommunications et de l'agro-alimentaire.

 

Qu'en est-t-il des projets dans les domaines de l’assainissement, de l'urbanisme ou encore des voiries et réseaux divers...!?

 

S' il y en a, ils se comptent du bout des doigts comparés aux projets dans les domaines pré-cités.  Est-ce à dire que l'Afrique n'a pas besoin de ce type de projets!? Ou juste que nos gouvernements africains se préoccupent peu, voire pas du tout de ces domaines ?

 

Pourtant, la lecture est la même dans la majorité des villes africaines notamment celles de l'Afrique sub-saharienne. Même dans les grandes capitales africaines, il suffit tout juste de passer dans les rues pendant les saisons de fortes pluies pour constater le calvaire auquel font face les populations et l’état dramatique des rues et maisons dans les quartiers.

 

On souligne notamment dans les villes comme Cotonou, Lomé, Niamey, ou Douala des eaux stagnantes impressionnantes et qui atteignent parfois 1.10m de hauteur.

 

Souvent, face à ces situations, nos dirigeants africains proposent des solutions à court terme et non durables. Prenons le cas de Cotonou, où les dirigeants mettent en place des mesures de pompage d'eau d'un quartier à un autre. Les riverains n'ont satisfaction que pendant quelques heures, car il suffit d'une autre pluie diluvienne pour que les mêmes quartiers soient inondés à nouveau.

 

Place de l'Etoile Rouge, Cotonou - Bénin © Altahine

 

Face à cette situation, quelles mesures mettre en place ? Le constat est ainsi connu de tous : les villes africaines aujourd'hui connaissent pratiquement toutes des situations d'étalement urbain considérables et les problèmes liés au traitement et à la gestion des eaux et des déchets ne sont quasiment pas étudiés. Ainsi, ils peinent à trouver des investisseurs sur du long terme.

 

En 2030, l’Afrique comptera environ 300 millions de nouveaux citadins. Vingt ans plus tard, 60 % des africains vivront en milieu urbain, soit 1,3 milliard de personnes. La population active la plus importante et la plus jeune au monde sera africaine. Et d'après les études, les vingt plus grandes métropoles de la planète seront africaines.

 

Etat des caniveaux à ciel ouvert - © DR

 

Aujourd'hui, l'Afrique compte non seulement les pays affichant les plus forts taux de croissance économique au monde, certains affichant des chiffres supérieurs à 9%. Il est donc plus qu'opportun de répondre à la demande et de satisfaire les populations de ces villes africaines. Car, le tout ne suffit pas d'avoir de belles infrastructures mais il faut aussi pouvoir assurer le traitement des eaux, des déchets, d'avoir des voiries adaptées mais également que ces nouveaux réseaux soient gérés de manière optimale.

 

Les décideurs africains doivent désormais agir sans plus tarder pour que ces domaines soient enfin pris en compte dans la signature des contrats avec de grandes entreprises, pour un développement urbain orienté vers la satisfaction des populations.

 

 

 

 

Romarick ATOKE pour Global Archiconsult,

 

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Dans le cadre du projet « Une industrie culturelle en développement : l’architecture en terre », un programme ACP-UE d’appui au secteur culturel ACP « PAS DE FUTUR SANS CULTURE », programme du Groupe des États ACP financé par l’Union Européenne, le CISP, demandeur du projet, a organisé un concours d’idées international pour le pavillon de l’architecture en terre au Musée National Boubou Hama afin d’en assurer la visibilité et la médiatisation internationale.

L’objet du concours d’idées était de récompenser une proposition pour le pavillon de l’architecture en terre offrant un témoignage vivant de l’architecture en terre contemporaine et étalant les possibilités offertes par les techniques de construction en matériaux locaux et plus particulièrement la terre. Ce concours d’idées, ouvert  à des professionnels de la construction, enseignants, étudiants et stagiaires en architecture, a offert une occasion unique de se pencher sur la construction en terre au Niger.

 

Du 13 mars 2013 au 13 mai 2013, 62 inscriptions ont été enregistrées. Le 15 mai 2013, 34 projets ont été reçus et 33 projets ont été retenus par le comité de conformité des offres. Les projets sont en provenance de 18 pays différents : Algérie, Allemagne, Belgique, Bénin, Brésil, Bulgarie, Espagne, France, Grèce, Guatemala, Lituanie, Mali, Maroc, Niger, Nigéria, Sénégal, Togo, Tunisie.

 

Durant les mois de juin et juillet 2013, le jury s’est penché sur les propositions. Les idées étant d’une exceptionnelle qualité, le jury a finalement remis ses notes et nous sommes heureux de vous annoncer le palmarès suivant :

 

C’est l’équipe B au carré, composée de Abiola Akandé Yayi et Robert Soares de Lima, qui remporte le concours d’idées international pour le pavillon de l’architecture en terre au Musée National Boubou Hama à Niamey, Niger avec son projet « Les pieds sur terre ».

 

 

La liste des 10 premiers lauréats :

 

1ere place :

l’équipe B au Carré avec le projet « Les pieds sur terre » ;

2e place :

l’équipe BC-AS et Hanne avec le projet « Sama & Kasa » ;

3ème place :

l’équipe Atelier 970 – Architectes avec le projet : « Concours d’idées pour la construction d’un pavillon de l’architecture en terre » ;

4ème place :

Claire Guyet avec le projet : « Au-dessus, sur et dans la terre » ;

5ème place :

Marwan Yacef avec le projet : « Concours d’idées construction d’un pavillon de l’architecture en terre musée national Boubou Hama à Niamey » ;

6ème place :

l’équipe « Antre_Guillemets » avec le projet : « Jeux d’ombre » ;

7ème place :

l’équipe ALMN architectes avec le projet : « Terre à terre » ;

8ème place :

l’équipe LY avec le projet : « Le pavillon de l’architecture en terre » ;

9ème place :

l’équipe Terra Nova avec le projet : « Terra Nova » ;

10ème    place :

NBO architecte avec le projet : « Concours d’idées ».

 

 

Les propositions des 10 premiers lauréats seront publiées sur le site internet et la page Facebook du projet ainsi que lors d’une exposition dans le futur pavillon de l’architecture en terre qui sera construit au Musée National Boubou Hama à Niamey, Niger. Avant de pouvoir être publiées, les œuvres produites seront enregistrées par le CISP au dépôt légal nigérien conformément aux articles 1, 4, 5, 6, 7 et 8 de la Loi 2003-15 du 09 avril 2003.

 

L’inauguration du pavillon de l’architecture en terre se tiendra pendant le colloque international « La semaine de l’architecture en terre » qui aura lieu du 12 au 16 mai 2013 à Niamey en présence du mandataire de l’équipe gagnante du concours d’idées international.

 

L’équipe du CISP Niger remercie tous les participants pour leurs idées ainsi que pour l’intérêt qu’ils portent à ce projet, plus particulièrement à l’architecture en terre au Niger.

 

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Source : terredafriqueetarchitecture

 

 

 

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Le Baobab Urbain est un projet novateur et ambitieux dans la construction de l’Afrique de demain.


 
En effet, il offre une réponse aux problématiques liées à la question du logement par le biais de la recherche de nouveaux modèles urbains, dédiés et adaptés au mode de vie africain, notamment dans sa partie sub-saharienne.

Il s’inscrit à la croisée de plusieurs enjeux : urbains d’abord, par la volonté de mixité programmatique, l’assemblage de trois éléments d’urbanité : un équipement public, ouvert et structurant dans la ville, une infirmerie, répondant à un enjeu de santé, et un espace public qualitatif, unifiant et reliant les deux ensembles. Sociaux ensuite, puisque le projet a été conçu en fonction des modes de vie et des traditions locales. Environnementaux également, car le projet intègre la régulation climatique fort nécessaire sur le site du projet, par le biais d’un travail sur la ventilation mais également de la toiture métallique qui donne son identité au projet. Celle-ci, complétée par des panneaux photovoltaïques, vise l’autonomie énergétique de l’ensemble. Enfin, l’usage des matériaux locaux a pour vocation d’agir localement, de perpétuer et de remettre au goût du jour des pratiques et des usages constructifs tout en permettant à l’édifice de se fondre dans son environnement.

C’est par le biais de ces enjeux que ce projet revêt une dimension innovante et novatrice pour l’Afrique. C’est également dans ce cadre, qu’avec la collaboration des lauréats du projet, AFRIKArchi s’est lancée dans l’étude d’une réalisation possible du projet sur le site de Ouagadougou.

La viabilité et la faisabilité technique étant désormais prouvée, il ne reste plus que votre soutien financier pour réaliser ce projet qui, assurément, deviendra lui aussi un motif de fierté africaine.
 

 

 

 

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