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mercredi, 26 décembre 2012 03:51

Construire une maison en terre crue

 

 

 

Pourquoi ne pas construire une maison en terre crue ? Si les maisons en terre ont prouvé leur efficacité tout au long des siècles et demeurent un habitat majeur dans le monde, notamment dans les pays en voie de développement, pourquoi avoir abandonné cette technique ancestrale de construction ?

Les avantages de construire une maison en terre crue ...

Bien sûr la révolution industrielle et technologique a permis de construire des maisons très rapidement en améliorant le confort des habitants mais on se rend compte aujourd'hui que les matériaux utilisés depuis 150 ans sont nocifs pour la planète (déchets, pollution,...) tant dans leur fabrication, que leur mise en œuvre ou utilisation et qu'il est urgent de changer nos habitudes en matière de construction de maison avec l'utilisation de matériaux écologiques comme les maisons en terre crue (techniques du cob, de la bauge, du torchis) par exemple qui présentent de nombreux avantages :  avantages écologiques d'une maison en terre crue : matériau naturel que l'on trouve en abondance ; associé pour la construction à d'autres ressources naturelles telles que l'eau (peu) ou le soleil ; pas de transport ; pas de cuisson ; aucun procédé de mise en œuvre mauvais pour l'environnement. facilités de mise en œuvre ; développe l'entraide sociale ; on trouve de la terre de partout ; possibilités architecturales infinies d'une maison en terre ; maison personnelle qui ne ressemblera à aucune autre. Moyen de reprendre contact avec la nature, atout esthétique indéniable de la maison en terre..

·      Une maison en terre est respirante : il faut lui associer des enduits de finition à base de chaux. En auto-construction, une maison terre est économique, très bonnes isolations phonique et thermique de la terre...

 

 

 

 

 

 

Construire une maison en terre : le test de la sédimentation ...

Construire une maison en terre crue nécessite de connaître la teneur en argile de sa terre ; pour que la terre soit un bon liant, elle doit contenir entre 15 et 35 % d'argile, le reste de la terre étant constitué généralement, en teneurs variables, de sable, de limon et de graviers.

Les pellicules d'argile gonflent quand elles sont mouillées et se rétractent en séchant, se liant ainsi les unes aux autres et formant un corps solide.

 

Il existe une technique simple pour déterminer le pourcentage des différents éléments composant votre terre, le TEST DE SEDIMENTATION :  

- prélevez plusieurs échantillons de terre dans des endroits différents, à une profondeur d'au moins 50 cm, au-dessous de la couche arable du sol, dans le sous-sol. Le sous-sol est facilement reconnaissable à sa couleur beaucoup moins sombre (orangé, rose, gris) que celle de la couche arable et à la difficulté que vous éprouverez quand vous creuserez. Éliminez les cailloux et réduisez les grumeaux ;

·         - remplissez de moitié de terre des bocaux en verre étiquetés de l'endroit d'où proviennent ces échantillons ;

·         - ajoutez une cuillerée à café de sel pour accélérer la sédimentation de l'argile ;

·         - finissez de remplir les bocaux avec de l'eau claire ;

·         - remuez énergiquement pendant au moins 20 secondes ;

·         - installez les bocaux sur une surface plane et attendez entre 2 heures et 48 h que la sédimentation soit complète (l'eau est redevenue claire);

·         - procédez à l'évaluation de vos échantillons ; si l'eau redevient claire immédiatement après avoir secoué votre bocal, ou en moins d'une demi-heure, votre terre ne contient pas d'argile et est donc inadaptée à une construction de maison en terre, il vous faudra trouver de la terre argileuse ailleurs : au fond du bocal, vous apercevrez le sable grossier et les agrégats le limon et le sable fin constituent la deuxième couche vient ensuite l'argile, puis tout en haut du bocal l'eau.

·         - faites des marques sur le bocal pour déterminer les différents pourcentages des éléments constitutifs de vos échantillons ; si votre terre contient trop d'argile, il faudra ajouter du sable et des agrégats. Et vice versa, ou trouver de la meilleure terre pour votre construction de maison en terre.

 

Vous pouvez également évaluer la teneur en argile de votre terre et de sa capacité à être utilisée efficacement dans une construction de maison terre en façonnant une boule la moins humidifiée possible et en la laissant tomber par terre :

·         - si la boule s'écrase sur le sol en s'aplatissant, c'est qu'il y a trop d'argile ;

·         - si la boule s'effrite, c'est qu'il y a trop de sable. La boule de terre ayant une teneur appropriée en argile et agrégats restera intacte.

 
 

 

Source : maison-construction 

 

 

 

 

 

 

 

La mise en œuvre d’un système d’isolation, surtout par l’intérieur, modifie les transferts d’humidité au sein de l’enveloppe du bâtiment. Ce qui appelle quelques précautions.

 



Isolation par l'extérieur

 

La nécessaire rénovation thermique des bâtiments existants n’est pas sans conséquence sur leur pérennité. L’application d’un système d’isolation, par l’extérieur ou par l’intérieur, modifie les mouvements d’eau et de vapeur d’eau au sein de l’enveloppe (murs, planchers, toits). Ces mouvements ont des origines multiples. Tout d’abord, ils résultent d’une différence de pression entre l’intérieur, à forte teneur en vapeur d’eau, notamment en période d’occupation, et l’extérieur. Ces flux de vapeur traversent l’épaisseur des parois comme ils peuvent emprunter les points de jonction entre les différents éléments de l’enveloppe (mur/mur, mur/plancher, etc.). Les intempéries ou encore les remontées capillaires sont d’autres sources d’humidité dans les parois.

La teneur en humidité des parois résulte également des propriétés physiques des matériaux : porosité, capillarité, hygroscopie, résistance à la migration de la vapeur d’eau. Enfin, les conditions de température à l’intérieur comme à l’extérieur ont une influence sur le changement d’état de l’eau (liquide ou vapeur).

S’il est normal qu’une paroi soit perméable aux transferts d’humidité (notion à ne pas confondre avec l’étanchéité à l’air), il convient d’être vigilant quant au risque de condensation de la vapeur d’eau en son sein, sous peine de détériorations : apparition de moisissures néfastes pour la qualité de l’air intérieur, dégradation des matériaux (moisissure du bois, corrosion de l’acier, gonflement des enduits, etc.).

 

Favoriser les flux de l’intérieur vers l’extérieur

Pour prévenir le risque de condensation, plusieurs « recommandations » peuvent être suivies, même si chaque chantier a sa réalité (voir encadré « Avis d’expert»). Toutefois, il apparaît que l’isolation par l’extérieur constitue l’option la plus sûre, lorsqu’elle est possible. Dans le cas contraire, l’isolation thermique par l’intérieur devra être accompagnée de la mise en œuvre d’un freine-vapeur. Dans les deux cas, il faut que le système paroi/isolant assure une bonne migration de la vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur. En découle une autre règle de base, qui veut que le freine-vapeur (dans le cas d’une ITI) soit l’élément le moins perméable et que la résistance à la migration de la vapeur d’eau décroisse de l’intérieur vers l’extérieur.

Ce phénomène de migration est étudié au préalable, par des bureaux d’études, voire des artisans, à l’aide de logiciels de simulation dynamique, permettant de rendre compte des flux de vapeur d’eau sur une année (méthode Glaser, logiciel Wufi). La phase de mise en œuvre sera la plus soignée possible (jonction des lés avec des adhésifs adéquats).
Enfin, un système de ventilation performant contribue à prévenir le phénomène de condensation en diminuant le taux d’humidité intérieure.

 

Privilégier l'isolation par l'extérieur

 

 

 ITE 

 

 

Principe : 

Lorsqu’elle est possible, l’ITE constitue la solution idéale pour prévenir la condensation d’eau à l’intérieur des parois. La maçonnerie est placée du côté où la température est la plus élevée (on parle alors de paroi « chaude »). La température reste donc relativement élevée dans l’épaisseur de la maçonnerie, les flux de vapeur d’eau transitant de l’intérieur vers l’extérieur n’atteignent pas le point de rosée. Sur le schéma, la teneur maximale de l’air en vapeur d’eau (« pression de vapeur saturante »), représentée par la courbe bleue, reste largement supérieure à la quantité de vapeur d’eau traversant la paroi (pour qu’il y ait condensation, les courbes rouge et bleue doivent se croiser). La paroi, ainsi que l’épaisseur de l’isolant, est préservée de tout risque de condensation, et donc de sinistre (dégradation, pourriture, selon le matériau considéré).

Mise en œuvre : Contrairement à une solution d’isolation thermique par l’intérieur (ITI), l’ITE a également pour avantage d’être plus simple à mettre en œuvre. La pose d’un pare-vapeur n’est pas nécessaire pour prévenir les phénomènes de condensation au sein de la paroi. Il faudra toutefois veiller à ce que l’isolant soit en mesure d’évacuer l’eau et la vapeur d’eau. Pour s’en assurer, il est conseillé d’appliquer des enduits capillaires et perméables ou d’ajouter un bardage ventilé avec pare-pluie « ouvert ».

 

Recourir à un frein vapeur

 

Frein vapeur

Principe : Une solution d’ITI risque d’être plus fréquemment préconisée en rénovation, pour plusieurs raisons. D’abord, l’ITI est culturellement plus courante en France, au contraire de nos pays voisins, l’Allemagne, entre autres. De plus, une ITE ne peut décemment être appliquée lorsque l’opération de rénovation concerne un bâtiment historique, dont la façade extérieure doit être conservée. Ici, la paroi est dite « froide » car directement au contact de l’extérieur, l’isolant se trouvant du côté intérieur. Dans une paroi froide, le phénomène de condensation survient beaucoup plus facilement (du fait d’une valeur de pression saturante en vapeur d’eau faible). En vertu de ce risque, il convient donc de limiter le transfert de vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur. À cette fin, la couche d’isolant doit être doublée d’un freine-vapeur côté intérieur.

Mise en œuvre : Le choix du freine-vapeur doit résulter d’une étude préalable du type de paroi, des gradients d’humidité et de température. Une règle de base veut que le degré de résistance aux transferts de vapeur d’eau soit le plus élevé côté intérieur, de façon à limiter la stagnation de cette vapeur au sein de la paroi. Il faut donc dans un premier temps connaître la valeur de résistance à la migration de la vapeur d’eau (Sd, mesuré en mètres) du parement extérieur, afin de choisir un freine-vapeur doté d’un Sd plus élevé. En théorie, il faudrait que le freine-vapeur soit parfaitement continu, ce qui requiert une mise en œuvre très soignée au niveau des points singuliers (jonctions mur-mur, mur-plancher ou mur-menuiserie, prises électriques, etc.), à l’aide de scotchs adaptés.


Prévenir la condensation aux points singuliers

 

Condensation aux points singuliers

 

Principe : Comme vu ci-dessus, la mise en œuvre d’un freine-vapeur continu s’avère délicate, voire impossible, au niveau de certains points singuliers, selon le bâti considéré. Ces points singuliers deviennent alors les points de passage privilégiés de la vapeur d’eau. Circonstance aggravante, le transit de la vapeur d’eau se fait plus important au niveau de ces points faibles et ce, d’autant plus que le freine-vapeur est « fermé ».

Mise en œuvre : Plutôt que de porter son choix sur un freine-vapeur avec une valeur de Sd très élevée, il serait plus judicieux de poser un freine-vapeur plus ouvert, afin de ne pas favoriser une augmentation de l’humidité au niveau des points singuliers. Une étude détaillée du bâti et des points de jonction permet ensuite de choisir la bonne valeur de Sd, de manière à mieux répartir les flux de vapeur sur toute la surface de l’enveloppe. Une autre stratégie possible est de recourir à des freine-vapeur à diffusion variable, qui freinent la migration de vapeur de l’intérieur vers l’extérieur en hiver tout en autorisant un assèchement de l’isolant en été, par migration de la vapeur de l’isolant vers l’intérieur.

 

 

I. Zebboudj | Source LE MONITEUR

 

 

 

Hydrelis, une jeune société créée en 2004, présente à Interclima des solutions pour maîtriser la consommation d’eau et détecter en temps réel les dysfonctionnements des réseaux de distribution afin de les traiter. 

Le premier produit imaginé par Thierry Sartorius, fondateur de cette entreprise du Pas de Calais, est destiné à la maison individuelle et aux petits bâtiments. Lancé en 2007 après trois ans de gestation et le dépôt de brevets, Clip-Flow agit comme un disjoncteur. Installé en tête de réseau près du compteur, cet appareil autonome qui fonctionne sept à douze ans avec une pile au lithium, sans branchement électrique, coupe l’arrivée d’eau en cas d’anomalie de débit. Un système électronique à très faible consommation analyse en permanence le flux d’eau et déclenche la fermeture dès qu’il détecte un débit stable anormalement long, signe d’une fuite. Son temps de réaction est fonction de l’importance de la fuite : plus le débit est important, plus il déclenche rapidement. Le délai de coupure varie ainsi de quelques secondes en cas de rupture de canalisation à une heure pour une fuite de chasse d’eau ou de robinet correspondant à un débit stable de 80 l/h. Il peut aussi couper l’eau de lui-même en cas d’inactivité prolongée. Comme avec un disjoncteur électrique, le réarmement après une coupure est simple, il suffit d’abaisser le levier et le système se réinitialise automatiquement. 

 

30 à 35% d’économie d’eau
Dès la mise sur le marché du Clip Flow, Hydrelis lançait le projet d’un système plus sophistiqué, reposant sur le même principe mais destiné à des installations professionnelles : entreprises multi sites, collectivités locales. Lancé en 2010, Switch Flow détecte également les fuites et coupe automatiquement l’eau en cas d’anomalie, avec un réarmement manuel ou à distance. Mais il peut également assurer la coupure automatique de l’alimentation sur certaines plages horaires, par exemple la nuit, ou limiter le volume journalier d’eau consommée. Outil de suivi des consommations, il peut aussi se contenter de donner l’alerte en cas d’anomalie sur le réseau sans couper l’eau afin d’assurer la continuité de la distribution. Cet outil de maîtrise des consommations permet aux clients d’Hydrelis de faire des économies sensibles : en moyenne 30 à 35% assure Thierry Sartorius, et souvent au-delà de 50% sur des sites isolés sans présence humaine.

 

Parmi les villes qui ont adopté ces dispositifs, Bordeaux a commencé par en équiper ses bibliothèques, puis ses cimetières, ses écoles, ses stades et ses salles polyvalentes. La ville de Nevers les a choisis pour ses nombreuses bornes fontaines et ses points d’arrosage. McDonald’s en équipe également ses restaurants.
Fier de ses produits dont la moindre pièce est conçue dans l’entreprise de quinze personnes puis fabriquée en France par des sous-traitants avant un assemblage par Hydrelis, Thierry Sartorius ne compte pas s’arrêter là dans l’innovation. L’interfaçage avec des outils de gestion technique centralisée est à l’étude, notamment avec Wago, spécialiste de la connectique et de l’automatisation du bâtiment. L’entreprise vient également d’être lauréate du programme Eureka, au sein d’un consortium européen de six partenaires français et espagnols pour développer des systèmes de communication à ultra faible consommation.

 

 

 

Le disjoncteur d’eau d’Hydrelis est posé en tête de réseau, près du compteur. © DR

 



Isabelle Duffaure-Gallais | Source LE MONITEUR HEBDO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Utiliser l’eau deux fois plutôt qu’une, une idée qui commence à faire son chemin. La réglementation n’est pas encore en place, mais les techniques existent et elles commencent à être expérimentées.

La réutilisation des eaux usées épurées (REUE), dites aussi « eaux grises » (eaux issues des cuisines et salles de bains, à l'exclusion des eaux noires des toilettes), est encore très exceptionnelle dans le secteur du bâtiment. C'est d'abord le secteur industriel, très consommateur en eau, qui a réalisé d'importants efforts pour réduire les prélèvements et rejets d'eau. C'est là l'objectif principal de la réutilisation des eaux grises ou eaux dites de « seconde main ». Mais dans l'industrie, les choses sont plus simples car le second usage est souvent identique au premier et le public n'est pas concerné. Dans le bâtiment, il s'agit plutôt de réutiliser l'eau pour un autre usage que le premier – par exemple l'eau des douches ou des lave-linge pour les toilettes – et il existe quelques freins à l'utilisation des eaux grises.

 

40% d'économie

Le premier d'entre eux est d'ordre psychologique, les usagers étant assez réticents. Le second est d'ordre économique : les équipements sont encore très coûteux, d'autant qu'il est nécessaire de prévoir des circuits de distribution spécifiques. Récupérer les eaux grises induit, en effet, d'équiper les installations sanitaires avec deux réseaux d'évacuation : un réseau pour les eaux noires (eaux vannes, eaux de cuisine, etc.) dirigé vers le système d'assainissement ; un autre destiné aux eaux grises, dirigé vers un réservoir spécifique avec un by-pass vers le système d'assainissement. C'est pourquoi ces équipements sont aujourd'hui réservés à des secteurs plutôt très consommateurs en eaux et qui peuvent espérer un retour sur investissement à cinq ou dix ans. Ainsi le secteur de l'hôtellerie est très attentif au développement de ces techniques dans la mesure où il représente pour lui un fort gisement d'économies d'eau, jusqu'à 40%. L'eau des douches peut ainsi être, après traitement, réutilisée une seconde fois pour les toilettes. Dans l'habitat individuel ou collectif, les volumes d'eau valorisables dans un foyer de quatre personnes peuvent atteindre 30 à 86 m3 par an selon une utilisation partielle ou totale des volumes traités, pour une consommation totale d'eau potable de l'ordre de 125 m3 par an pour ce même foyer. Compte tenu de ces volumes, il est nécessaire de réaliser une étude de faisabilité doublée d'une étude économique. Dans tous les cas, pour limiter les coûts, il est bien sûr préférable de prévoir l'installation de ces équipements dès la phase de conception.

 

Sécurité sanitaire

Le troisième frein peut être d'ordre réglementaire. Aujourd'hui, la France ne dispose pas de réglementation spécifique quant à la réutilisation des eaux grises. En revanche, au niveau européen, le sujet a été inscrit dans le programme de normalisation du CEN/TC165 « assainissement ». En attendant une réglementation claire, ces techniques sont pour le moment expérimentées et requièrent des dérogations pour leur mise en œuvre. Le code de la santé n'autorise pas leur utilisation, d'où le régime dérogatoire. Le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) y est toutefois favorable et ses recommandations prennent en compte aussi bien la sécurité sanitaire que la protection des ressources en eau.

Sur le plan technique, les dispositifs présents sur le marché, peu nombreux, sont au point. Modulaires, ils ont des capacités allant de quelques centaines à plusieurs milliers de litres/jour d'eaux usées. Ils assurent un traitement d'épuration intégrant filtration, dégraissage pour les eaux de cuisine. Il existe deux types de systèmes. Dans le premier (ex : Aquacycle de Hansgrohe Pontos), le traitement est réalisé en trois phases : préfiltration grossière des eaux usées, oxygénation et brassage pour favoriser le processus bactérien et désinfection via des lampes UV pour irradier les dernières bactéries présentes. Le second (ex : IWM de Aquae) prévoit une oxygénation des eaux pour le renforcement bactérien et une ultrafiltration à travers une membrane qui stoppe les impuretés (pigments, gélatine, virus, protéines...). Des systèmes qui induisent des consommations électriques plus ou moins importantes en fonction des volumes traités et une maintenance régulière : remplacement de la lampes UV pour le premier système, nettoyage ou remplacement de la membrane d'ultrafiltration tous les 18/24 mois pour le second. Des eaux qui doivent être utilisées rapidement après le traitement : l'Institut bruxellois pour la gestion de l'environnement (IBGE) recommande l'emploi de ces eaux recyclées dans un délai de vingt-quatre heures, pour éviter le risque de développement d'agents pathogènes et de ne pas les utiliser pour l'arrosage de végétaux comestibles.

 

Réseau indépendant

Outre le respect du DTU 60-11 « Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et des installations d'évacuation des eaux pluviales », la mise en place d'un système de récupération et de traitement des eaux grises doit se conformer à l'article R.1321-55 du Code de la santé publique visant les parties de réseau de distribution d'eau réservées à un autre usage que la consommation humaine, à savoir : peinture vert foncé pour tuyauteries véhiculant l'eau traitée, étiquetages fixes et rigides portant la mention « eau non potable » au niveau des points de puisage de l'eau traitée – par exemple un robinet extérieur destiné à l'arrosage –, surverse conforme à la norme NF EN 1717 à l'arrivée d'eau d'appoint dans la cuve de stockage, absence de connexion entre le réseau d'eau traitée et le réseau d'eau potable et réalisation de l'installation et de la maintenance par un réseau d'installateurs identifiés et formés spécifiquement. Il est important également d'assurer la ventilation primaire de toutes les chutes d'eau collectées dans la cuve de stockage ; en effet, le manque de ventilation peut plonger les eaux stockées en milieu aérobie, transformant le sulfure contenu dans les produits détersifs, tel le shampoing, en ions sulfure, conférant à l'eau une odeur d'œuf pourri.

 

        

                                        -® Aquae                                                                                          

       

                                          -® Hansgrohe Pontos     

     

                       

 Stéphane Miget | Source : LE MONITEUR.FR 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi, 26 décembre 2012 03:44

Le Béton va-t-il devenir un matériau écolo?

Végétaux poussant sur un mur en béton

Le ciment ne représente en moyenne que 13% de la composition du béton. Pourtant, son impact environnemental est trés important. Les cimentiers travaillent à le réduire, notamment en proposant de nouvelles recettes.

Le ciment est issu d'un processus de fabrication énergivore et émetteur de CO2. Il consiste, pour résumer, à broyer des morceaux de calcaire et d'argile, de manière à obtenir une farine qui, passée dans un four dont la flamme monte à 2000°C, donne ce que l'on nomme du clinker. En y ajoutant un peu de gypse, on obtient le ciment « classique » dit Portland ou, pour les initiés, Cem I.

 

Processus inchangé

Une cimenterie coûte au minimum 300 millions d'euros (son prix peut atteindre le milliard) et est installée à coté de carrières de calcaires avec l'objectif de les exploiter conjointement durant près d'un siècle. Pour les industriels, la recherche d'une alternative au procédé utilisé depuis des décennies n'est donc pas, à ce jour, une priorité.

Lafarge, leader mondial sur le marché du ciment, a bien chargé un groupe de travail de réfléchir à un moyen d'éviter une montée en température à 2000°C. Chez Holcim, numéro 2 mondial, on test des procédés, permettant de se contenter  d'une température de 700°C. Mais, il s'agit dans les deux cas de trouver d'autres moyens d'utiliser les infrastructures existantes. Et, pour l' heure, les équipes de recherche et développement se concentrent sur l'intégration de nouveaux composés, en lieu et place du clinker.

 

Proportion de Clinker rabaissé

Depuis plusieurs années, les cimentiers développent des ciments substituant une part de clinker par des  résidus d'aciéries, dits laitiers de hauts fourneaux, ou des déchets de centrales thermiques, communément appelés cendres volantes.  Dans le jargon des cimentiers, les produits composés obtenus sont, selon les proportions de laitiers et de cendres, des Cem II, III et V.

Lafarge, premier producteur français, s'est fixé l'objectif de faire passer la part de ces ciments composés, regroupés par l'industriel sous l'appellation «ciments à taux réduit de CO2 », de moins d'un quart de sa production française en 2011, à près de la moitié sur l'année 2012. Chez le suisse Holcim, les ciments composés à plus de 35 % de laitiers et de cendres volantes portent l'étiquette « Cimcool » et, représentent déjà, selon Roberto Huet, Directeur commercial de Holcim Ciments France, un tiers des produits fabriqués par l'industriel dans l'hexagone.

 

Un Effet mesuré

"Betie", un outil de calcul des impacts environnementaux du béton, développé par « PricewaterhouseCoopers Ecobilan » et mis en ligne, début novembre, sur le site du Syndicat national du béton prêt à l'emploi permet de mesurer l'effet de ces  ciments composés.

L'élaboration d'un m³ de béton contenant du ciment de type Cem 5, appelé «à taux réduit de CO2» chez Lafarge ou «Cimcool» chez Holcim, demande un tiers d'énergie primaire de moins que le même béton fabriqué avec du ciment standard. "Betie" indique que sa fabrication nécessite, non pas 2207 Méga joules d'énergie primaire et, ne dégage pas 295 kg équivalent CO2, comme pour un béton avec du ciment Cem1, mais seulement 1577 MJ et 184 kg eq CO2.

Impacts environnementaux obtenus avec l'outil de calcul en ligne Betie, pour 1 m³ de béton XF1 contenant du ciment de type Cem I issus d'une centrale située à 20 km. 

A l'échelle globale d'un projet, le bénéfice environnemental du ciment composé se fait moins sentir, mais n'est pas négligeable. D' après le groupe d'ingénierie Elioth qui a réalisé des simulations sur le futur stade du Havre, l'utilisation d'un béton dont le ciment contient en partie du laitier et des cendres aura permis de réduire de 3% le dégagement de CO2 de la construction et de l'exploitation de l'arène de 25 000 places.

 

Combustibles alternatifs augmentés

Autre levier sur lequel les cimentiers comptent jouer pour donner à leurs produits des allures de combattants contre le réchauffement climatique : les combustibles utilisés dans les fours.

Huiles usées, solvants non chlorés, pneumatiques usés, résidus de broyage automobile, farines animales, déchets de l'industrie forestière, boues de station d'épuration séchées... les combustibles permettant de maintenir la flamme des cimenteries sont nombreux.  « En 2010, le taux de combustibles de substitution (autres que le fuel ou charbon), hors Inde et Kazakhstan, est de 15,5% contre 13,6% en 2009 » affirme l’entreprise Vicat qui fabrique du ciment depuis plus de 150 ans.

D' après Patrick Franchomme, Directeur Exploitation chez Holcim pour la France et la Belgique, le groupe utilise, pour ses cimenteries françaises près de 50 % de combustibles alternatifs.

 

Imagination stimulée par le prix de la tonne CO2

Les cimentiers, en réduisant les dégagements de CO2 liés à leur activité, peuvent revendre des « droits à émissions » sur le marché du carbone. Le prix de la tonne de C02 échangée est donc observé de près par ces derniers. Il y a peu à 15 euros, aujourd'hui autour de 10 euros, les industriels ont du mal à prévoir son évolution. Une chose est sure une augmentation continue de son prix est indispensable pour stimuler l'imagination des cimentiers dans la recherche de réduction des impacts environnementaux.

 

 

 

Source : Le Moniteur

Cinquante ans après son indépendance, le Rwanda se projette en «Singapour africain». Mais le développement du pays profite surtout à une élite.

Sécurité partout, mutuelle pour tous, lutte contre la corruption, fibre optique, électrification, boom des services, le Rwanda réussit à vendre à l’étranger une image et des réalisations qui séduisent les bailleurs de fonds. Depuis le génocide de 1994, l’aide est déversée à flots sur ce petit pays qui tente de remonter la pente en intégrant les recettes néolibérales et les «critères de performance».

La croissance est aujourd’hui de 8%. En Afrique, il est classé troisième dans le classement Doing Business 2012 de la Banque mondiale, après l’île Maurice et l’Afrique du Sud. D’après le Rwanda Development Board (RDB), il suffit de deux procédures et de six heures pour lancer une entreprise. 

Mais cela suffit-il pour faire du Rwanda un futur Singapour africain? L’ambition est en tout cas présente.
Avec priorité sur la «vitrine» de Kigali: avenues élargies et propres, feux de signalisation avec décompte, immeubles flambant neufs, publicités géantes.
Un coup d’œil sur le «masterplan» donne une idée percutante des vastes projets du régime: lacs, zones vertes avec plaines de jeux, grandes tours, réseaux de bus, centres commerciaux…Aura-t-il les moyens de ses ambitions? Le principe de réalité (financière) pourrait s’imposer ici ou là. Les pays donateurs étant en pleine crise, le Rwanda devra peut-être réduire la voilure. La construction de l’imposant Convention Center n’a ainsi guère avancé depuis 2010.

 

D’autres projets sont sortis de terre: la Kigali City Tower et le Grand Pension Plaza sont à présent opérationnels, mais ils peinent à trouver des locataires. Le contraste est saisissant entre les quartiers commerçants de Kigali, très animés, et ces galeries commerçantes aseptisées, désertes et sécurisées jusqu’à l’excès. Le boom immobilier reste une réalité: on achète le matériel de construction à Dubaï et on fait travailler une armée de maçons à 1000 francs rwandais (1,60 franc suisse) par jour.

Revers de la médaille, Kigali est devenue inabordable pour le commun des Rwandais. Des milliers d’habitants ont été expropriés de leurs maisons rudimentaires, et relogés loin du centre-ville. 

Les campagnes, elles, restent à la traîne. «Le sentiment de frustration grandit sur les collines», constate An Ansoms, chargée de cours à l’Université catholique de Louvain (Belgique), qui a mené en 2011 une enquête dans six villages rwandais. Selon elle, «les paysans ont l’impression d’être des «loosers» car ils ne se retrouvent pas dans le modèle de développement présenté dans le monde entier comme une réussite». On leur impose par exemple des monocultures de café, de thé ou de maïs. «Mais le paysan a précisément besoin de diversifier ses cultures pour limiter ses risques et pouvoir se nourrir», souligne An Ansoms. Obligés de passer par des coopératives, ces travailleurs de la terre doivent parfois payer plus que ce qu’ils perçoivent. «Les bailleurs de fonds sont aveugles. Ils ne voient que les chiffres, mais parlent rarement avec les gens

La pauvreté n’aurait-elle donc pas décru de 12% entre 2006 et 2012, comme l’indique le RDB? «Dans les six villages, je n’ai rien constaté», objecte An Ansoms. «Au contraire, les gens se retrouvent dans des difficultés financières insurmontables, liées notamment au prix de la mutuelle de santé, passée de 1000 à 3000 francs rwandais (de 1,60 à 4,80 francs suisses), et aux normes imposées pour l’habitat.»

Sur les collines, le prix des terrains constructibles grimpe en flèche, et les maisons doivent respecter une taille minimale. Quant aux tuiles, elles coûtent beaucoup plus cher depuis que les fours artisanaux ont été bannis, car trop polluants. Résultat, «les jeunes n’ont plus de lieu pour fonder une famille, et l’exaspération grandit». Mais comment l’exprimer face à un régime qui ne supporte guère la critique?

Cette politique «top down», imposée à la base depuis les hautes sphères, commence à faire grincer des dents. «Ce sont des apprentis sorciers, lâche un diplomate européen désabusé. Ils veulent aller beaucoup trop vite, ils brûlent les étapes. Cela confine à l’atteinte aux droits de l’homme. Le Rwanda est gouverné par une oligarchie qui phagocyte toute l’économie. Si elle sonde parfois la population, elle ne prend jamais en compte ses souhaits ni ses griefs. C’est la meilleure façon de foncer droit dans le mur. Et puis, tous ces diplômés, que vont-ils devenir? Des universités s’ouvrent à tout bout de champ, mais il n’y a pas de débouché. Qu’on se rappelle le Printemps arabe…»

Les supporters du «miracle rwandais» ne se laissent pas démonter. «Ici au moins, ça marche, pas comme au Congo voisin!» rétorquent-ils. Or, certains accusent le Rwanda de tirer profit de l’insécurité au Congo pour importer discrètement des minerais qui sont ensuite «blanchis» pour l’exportation, ou pour drainer chez lui le tourisme très lucratif autour des gorilles de montagne. Le droit d’entrée dans le parc de la Virunga vient ainsi de passer de 500 à 750 dollars. «La conviction des Rwandais qu’ils sont les meilleurs les rend peu attentifs aux autres points de vue, conclut l’attaché de coopération d’un pays européen. Cela peut constituer un danger important à moyen terme. Personne n’a raison tout seul. Et personne n’aime un voisin trop fier au point d’en devenir méprisant.»

 

Source : info-afrique.com

Pour le nouveau lycée français de Dakar, les architectes parisiens de l’agence Terreneuve ont opté pour des bâtiments et des procédés constructifs adaptés aux ressources locales.

Après deux années de chantier, le nouveau lycée français Jean-Mermoz de Dakar (Sénégal) s'installe dans ses nouveaux bâtiments. Conçu par les architectes parisiens de l'agence Terreneuve (Nelly Breton et Olivier Fraisse), associés à Adam Yedid - lauréats du concours de maîtrise d'œuvre en 2006. cet ensemble de 17.000 m2 construits accueille 2.400 élèves de quarante nationalités de la maternelle à la terminale, et les enseignants et personnels administratifs nécessaires à son bon fonctionnement. Implantés dans le quartier de Ouakam, le long de la corniche ouest de la presqu'île de Dakar, les nouveaux bâtiments remplacent des constructions modulaires provisoires de... 1994 !


L'équipement rassemble une cité scolaire (de la maternelle au baccalauréat), un pôle administratif et des équipements communs (CDI, restaurant scolaire, salle polyvalente et, à terme, un gymnase et un plateau sportif). Presque enclavé dans son quartier, à l'abri d'un mur d'enceinte, le lycée est quasi invisible depuis l'espace urbain et, avec ses dimensions, il doit regrouper la communauté française en cas de  crise.
Tentative réussie d'architecture bioclimatique à l'échelle quasi urbaine, les bâtiments et procédés constructifs mis en œuvre résultent d'une démarche contextuelle approfondie qui repose sur les ressources locales pour développer des solutions adaptées à la réalité du « terrain » et des savoir-faire sénégalais. Une démarche volontariste et partagée, résultat d'un dialogue fructueux entre les architectes et l'AEFE (Agence pour l'enseignement français à l'étranger), maître d'ouvrage. Une deuxième tranche de travaux verra la construction d'équipements sportifs à l'emplacement des anciens bâtiments préfabriqués. Le chantier, en cours, sera achevé courant 2011.

© Daniel Rousselot – Lycée Jean Mermoz de Dakar

 

FOCUS

Les savoir-faire locaux testés et sollicités

« L'ambition de la simplicité » a guidé les architectes. A l'exception de quelques ouvrages en béton banché, les bâtiments sont réalisés en maçonnerie de blocs béton et planchers poutrelles-hourdis. Les savoir-faire locaux ont également été exploités pour le second œuvre : grilles et garde-corps « tressés» en serrurerie, parvis en pavés de basalte, sols en béton coquillé, peinture sur enduits extérieurs. Un bâtiment laboratoire a permis de tester - in situ, grandeur nature - les menuiseries, peintures, enduits colorés et stores, ainsi que la mise en eau des terrasses et le dimensionnement des chéneaux. « En s'appuyant ainsi sur les ressources et les savoir-faire locaux pour limiter les techniques et produits importés, le projet a cherché un ancrage territorial et environnemental, autant qu'économique et social, expliquent les architectes. Il démontre qu'une offre concurrentielle existe, face à la production immobilière dakaroise faite d'une architecture internationale déconnectée du contexte. »

 

FOCUS 

Fiche technique

Maîtrise d'ouvrage : AEFE, service immobilier.

Maîtrise d'ouvrage déléguée : lycée Jean-Mermoz de Dakar.
AMO : SCO (Abidjan).
Maîtrise d'œuvre : Terreneuve (Nelly Breton et Olivier Fraisse), architectes mandataires ; Alice Levy-Leblond, chef de projet concours ; Thomas Hus, chef de projet études et chantier ; Adam Yedid, architecte associé.
BET : Architecture et Climat (architectes, BET et économiste), Satoba (structures), Alto ingénierie (fluides et environnement), Getrap (économiste en études).
Consultants : Armelle Claude (paysagiste), Ayda (acousticien), Miquel Mont (plasticien-coloriste).
Programmiste : Polyprogramme.
Bureau de contrôle : SCAT Internationale (Dakar).
Entreprise : Générale d'entreprises (Dakar).
Surfaces : 17.000 m2 HON + 40.000 m2 de surfaces extérieures.
Coût total : 15,70 millions d'euros HT (valeur 2006).

 

Source : lemoniteur.fr

Le Women's centre se dresse à Rufisque, une ancienne ville portuaire du Sénégal qui a dû s'étendre de façon plutôt chaotique vers le nord, dans une zone aride et pauvre en ressources, à cause de l'avancée continue de la mer.

Devenue désormais presque l'extrême banlieue de Dakar, Rufisque est une ville pleine de ferments politiques et intellectuels, surtout féminins. C'est là que sont nées les associations les plus importantes du Sénégal et où se trouve le siège de nombreuses coopératives fondées et dirigées par des femmes.

Ces associations féminines jouent un rôle très important pour le développement social du pays car elles défendent les femmes dans un contexte essentiellement machiste, en promouvant l'alphabétisation, en favorisant l'insertion de ceux qui viennent de la campagne et en préservant les traditions artisanales.

Le projet du Women's centre Jigeen yi mbooloo est né à partir d'une idée tout à fait féminine, grâce à trois jeunes architectes finlandaises (Saija Hollmén, Jenni Reuter et Helena Sandman) qui ont mis la proposition pour le centre au point dans le cadre des séminaires organisés par le département d'architecture de l'Helsinky University of Tecnology et l'ont étudié avec les femmes du lieu.

Ce projet est devenu réalité suite à la collaboration entre le Ministère des affaires étrangères finlandais, la Senegalese-Finnish Association ARC et les associations locales qui ont soutenu les frais de réalisation.

Le site, donné à l'association par la ville, est tout proche d'un wadi (le cours d'eau africain typique), généralement sec, qui coule au milieu d'un bidonville de gris édifices en ciment et tôle. Dans ce contexte, les silhouettes linéaires des volumes et la couleur rouge vif qui les entoure donnent à l'édifice une identité urbaine particulière, symbole de la volonté de rénovation de la ville.

Pour suivre la tradition de l'Afrique occidentale, la construction est enfermée à l'intérieur d'un mur d'enceinte solide et se compose d'une série de volumes qui se distinguent par leur fonction et sont regroupés autour d'une cour centrale.

L'entrée principale de l'édifice, obtenue en décalant les plans du mur d'enceinte et qui se voit de l'extérieur grâce à la présence d'une plante de baobab, donne dans la cour et fait face au grand hall principal.Une autre entrée a été placée au coin nord-ouest où il est prévu de créer une petite place publique à l'extérieur, sur laquelle donneront le restaurant et un magasin pour la vente des produits artisanaux réalisés à l'intérieur du centre.

Le côté nord est entièrement occupé par les cuisines, une à l'intérieur et une en plein air, tandis que le côté est a été destiné aux activités artisanales dont la teinturerie, où les femmes préparent les tissus spectaculaires de leurs vêtements et qui est un des espaces architecturaux les plus suggestifs du complexe.

Ici, la cadence des larges piliers rouges laisse de vastes ouvertures permettant aux gaz toxiques qui se forment durant le processus de coloration de s'échapper, tandis qu'une cour a été prévue pour laisser ensuite sécher les tissus.

Hollmén, Reuter et Sandman ont su tirer parti de la pauvreté du lieu et ont créé une architecture soutenable et peu coûteuse en utilisant des matériaux pour la plupart recyclés et qu'elles n'ont pas eu de mal à trouver sur place.

Tous les systèmes d'isolation de la chaleur ont été repris de la tradition millénaire africaine et réinventés avec une habileté contemporaine. C'est ainsi que l'édifice, construit avec des murs épais en béton armé, n'a pas beaucoup d'ouvertures mais est riche en astuces pour créer des zones d'ombre, comme les portiques, les grilles en maçonnerie et les parois pour protéger du soleil.

Le toit ventilé a été réalisé avec une couverture en tôle ondulée soutenue par une structure d'acier recyclé, les plafonds sont faits de nattes de roseaux fixées afin de laisser un espace pour permettre à l'air de circuler et donc de rafraîchir les locaux par convection.

Même le choix des matériaux reflète l'approche soutenable des architectes et leur souci de la réalité locale.

Le bois n'a par exemple été utilisé que là où il ne pouvait être remplacé par aucun autre matériau. En effet, il est considéré comme un matériau très précieux car la zone est très pauvre en végétation.

De même, le ciment utilisé pour la maçonnerie provient de la plus grosse cimenterie de l'ouest de l'Afrique, qui se trouve justement à Rufisque, et a été armé avec du fer recyclé.

La ventilation à l'intérieur des locaux est favorisée par des jantes de pneus plongées dans la maçonnerie, tandis que les fenêtres des toilettes ont été obtenues avec des fonds de bouteilles en verre.

Le résultat est une architecture poétique et éthique qui doit sa force à la simplicité et prouve qu'un certain caractère concret a été retrouvé au niveau du projet, au point d'avoir été sélectionnée par le Museum of Finnish Architecture pour représenter la Finlande à la VIIème biennale de Venise, Next.

 

Source : floornature.eu

La pénibilité des travaux d’installation de pavés et de bordures sur les espaces urbains conduit les fabricants de matériels à introduire sur le marché des machines spécifiques permettant de doubler les surfaces traitées, en toute sécurité.

© EB

 

La mécanisation s’invite désormais sur la plupart des opérations d’aménagement, y compris là où les interventions manuelles étaient encore, il y a peu, considérées comme le seul gage de savoir-faire, notamment au niveau des opérations paysagères.

Les chantiers d’installation de revêtements de sol - dalles, bordures et pavés – n’échappent donc pas à la règle et les alignements de poseurs, assis marteau bien en main sur leur petit tabouret et installant avec une précision d’horloger les rangées de pavés en queue de paon se font de plus en plus rares.

Rien de surprenant lorsque l’on sait que les troubles musculo squelettiques (TMS) sont la première cause des maladies professionnelles et augmentent d’environ 16 % par an depuis une dizaine d’années (1) dans ce domaine comme dans tant d’autres et que cette profession est l’une des premières touchées par les affections musculaires et osseuses, notamment au niveau dorsal. 
Résultat : les constructeurs rivalisent d’ingéniosité afin de proposer des appareils capables d’assurer la pose mécanisée de revêtements de sol en pavés y compris avec les bordures et autres caniveaux.

 

Une organisation minutieuse 

Sécurisants, ces petits engins sont aussi l’assurance d’un gain de temps appréciable. « Un poseur mécanique confirmé couvre deux fois plus de surface qu’un poseur manuel » déclare Daniel Bourgin, de la société Sollase, importateur exclusif des appareils allemands Optimas. Un avantage qui pèse lourd pour le maître d’œuvre qui doit cependant prendre en compte une organisation du chantier beaucoup plus minutieuse. « Les palettes doivent être conditionnées et préparées de telle manière que la machine puisse se saisir des rangées de pavés sans problèmes. Elles doivent aussi être positionnées de façon à ce que la machine n’est pas d’allers et retours trop importants à parcourir pour effectuer ses chargements. Deux hommes suffisent pour traiter de 800 à 1000 mètres carrés par jour, l’un sur la machine, l’autre à terre pour ajuster les pavés... », poursuit-il.

 

En quinconce 

Pratiquement tous les types de pavés et de dalles peuvent ainsi être manipulés et installés sur le lit de pose, en sable ou en graviers, préalablement réalisé. À préciser également que la plupart de ces machines sont capables de mettre en place des revêtements en quinconce, grâce à leurs griffes qui, au moment de la préhension des plaques, décalent les rangées les unes par rapport aux autres.

 

Les bordures aussi... 

La pose mécanisée des revêtements de sol ne s’arrête pas aux pavés. Certaines machines ont ainsi été conçues pour la manutention et l’installation des bordures. Comme l’explique l’un des responsables de l’entreprise GTB, à la fois poseur et importateur des matériels Jumbo « l’avantage de ces appareils est de travailler vite, bien et en toute sécurité. Ce n’est pas la même chose que de déplacer des éléments de bordure de 350 kg manuellement, avec quatre intervenants, qu’avec une machine conçue pour cela ! ».

 

 

Source : Eric Burie | PAYSAGE ACTUALITES

La pollution de l’environnement coûte très cher à l’Afrique à cause du couplage avec les problématiques sanitaires. La dernière publication du programme Eau et assainissement de la Banque mondiale vient encore de le confirmer. 

D’après le rapport « impacts économiques d’un mauvais assainissement en Afrique », le manque d’assainissement coûte à 18 pays africains près de 5,5 milliards de dollars par an, soit entre 1 et 2,5 % de leur PIB. 

La majorité de ces coûts est liée aux morts prématurées, y compris d’enfants âgés de moins de cinq ans, causées par les maladies diarrhéiques. Près de 90 % de ces morts sont directement imputables à la mauvaise qualité de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. 

L’étude a été réalisée au Bénin, Burkina Faso, Ghana, Kenya, Libéria, Madagascar, Mauritanie, Mozambique, Niger, Nigeria, Ouganda, République centrafricaine, RD Congo, République du Congo, Rwanda, Tanzanie, Tchad et Zambie. La population cumulée de ces pays représente 554 millions d’habitants, soit plus de la moitié de la population africaine. 

En l’absence d’alternatives, 114 millions de personnes dans ces 18 pays défèquent en plein air ce qui représente une perte annuelle de près de 2 milliards de dollars. Le rapport souligne également que l’élimination de la défécation en plein air dans ces pays nécessiterait la construction et l’utilisation d’environ 23 millions de toilettes. La défécation en plein air coûte plus par personne que tout autre problème d’assainissement. Le temps perdu pour trouver un endroit discret pour déféquer entraîne près de 500 millions de dollars de pertes économiques. Les femmes représentent une proportion considérable de ce coût en raison du temps qu’elles passent à accompagner de jeunes enfants ou des proches malades ou âgés. 

Les incidences négatives d’un mauvais assainissement susceptibles d’être importantes, mais difficiles et chères à estimer, comprennent les coûts des poussées épidémiques, les pertes de revenus dans le commerce et le tourisme, l’impact sur les ressources en eau de l’évacuation des excréments, et les effets à long terme sur le développement de la petite enfance.

  

Source : Agence Ecofin

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