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Le CONCOURS ARCHIGENIEUR AFRIQUE est un événement annuel, né de la volonté partagée par l'association AFRIKArchi de développer l’enseignement de l’Architecture, de l’Urbanisme et du Génie-Civil en Afrique. Notre ambition à travers ce projet d'envergure est d’encourager, stimuler et récompenser la créativité et l’inventivité des talents africains d’aujourd’hui et de demain, dans une optique de développement du continent africain.

Ce concours, gratuit, est ouvert aux étudiants inscrits dans des Écoles, Universités ou Polytechniques d’architecture, d’urbanisme ou d’ingénieurs, situées sur le continent africain. Il était également ouvert aux jeunes professionnels, diplômés en 2012. Les participants avaient la possibilité de s'inscrire seuls, ou bien par équipes allant jusqu'à quatre personnes au maximum.

Ainsi, en 2012 pour cette première édition, la thématique choisie a été celle du logement collectif en milieu urbain, répondant à une problématique réelle et actuelle sur le continent africain. Le concours a été lancé le 1er octobre 2012 et a été clôturé le 31 décembre.

Pour sa première, le concours a réuni plus de 1000 participants, inscrits dans plus de 80 écoles, universités ou polytechniques en Afrique, issus de près de 30 pays. Ces statistiques ont dépassé nos espérances pour cette première édition.

Elles ont aussi mis en évidence une réelle volonté des étudiants de cultiver un esprit de challenge, afin de faire progresser l'architecture, l'urbanisme, le génie civil comme enjeux majeurs du développement de l'Afrique. Les participants sont issus à la fois du Maghreb, que de l'Afrique subsaharienne, francophone mais aussi anglophone.

Pour évaluer les projets des participants au concours, AFRIKArchi a réuni un jury international et pluridisciplinaire, réunissant des architectes, urbanistes, ingénieurs, sociologues, historiens... et présidé par l'architecte-urbaniste d'origine comorienne Mahmoud Keldi.

La délibération du jury a eu lieu le 1er février 2013, à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, au palais de Chaillot à Paris. A l'issue de cette délibération, les trois lauréats ont été désignés, et plusieurs projets ont été sélectionnés pour participer à l'exposition internationale, qui se déroulera à partir de mars 2013 dans plusieurs villes d'Afrique et d'ailleurs : Alger (à confirmer) Bamako, Casablanca, Cotonou, Kumasi, Lomé, Londres (à confirmer), New York (à confirmer), Paris, Tokyo (à confirmer), Tunis, Uberlandia...

Afin de promouvoir les jeunes talents, un Book réunissant les meilleurs projets (lauréats et retenus pour l'exposition) sera publié très prochainement . Il s'agira certainement du premier ouvrage de ce type en Afrique! Plus d'informations à venir, merci de rester connectés!

  

Les Lauréats

1er Prix : Équipe n° 12256 – Le Baobab urbain – SAWADOGO Youssouf, HATTAB Zied - École Nationale d'Architecture et d'Urbanisme de Tunis, Tunis, Tunisie

Pour voir le projet, cliquez ici 

 

2ème Prix : Équipe n° 12413 – UrbanSlumLab – AMOAH-AWUAH Eric, DODOO Joshua, YAW-KUFFOUR Sarbeng – Kwame Nkrumah University of Science and Technology,Kumasi, Ghana

Pour voir le projet, cliquez ici 

 

 

 

 

 

3ème Prix : Équipe n° 12344 – Biryogo collective housing – BIGIRIMANA Jean-Paul, GWIZA Flavia - Kigali Institute of Science and Technology, Kigali, Rwanda 

 Pour voir le projet, cliquez ici

 

 

 

 

Ont été aussi retenu pour l'Exposition Internationale ARCHIGENIEUR AFRIQUE, les projets suivants :

Équipe n° 12189 – Habitat + 39 - El Moumni Lahbib, Dahmani Imad, Fatimzahra Benhamza – Ecole d'Architecture de Casablanca (EAC), Maroc

Équipe n° 12240 – HHNM (Homme, Histoire et Nature à Marrakech) – Meryem Belkadi, Imad Oulad Belmoudden – Ecole Nationale d'Architecture (ENA), Rabat, Maroc

- Équipe n° 12237La cour africaine – APOVO Jean-Virgile, COMPAORE Wendpanga-Hachim, SOKENG Feuyem Hercel, ALLOU Bossia Sébastien - École Africaine des Métiers de l'Architecture et de l'Urbanisme (EAMAU), Lomé, Togo

- Équipe n° 12278 – Fractals – BIBANG BI OBAM ASSOUMOU Stahel Serano, OFORI-SARPONG Emmanuel Kusi, KOFI OFOSU Ennim, GYENG Emmanuel Mwininuon – Kwame Nkrumah University of Science and Technology (KNUST), Kumasi, Ghana

 

 

 

 

A propos d'AFRIKArchi

AFRIKArchi (ex ArchiBENIN) est une Association à but non lucratif loi 1901, basée en France, représentée dans près de 12 pays africains avec un Réseau International. 

Notre objectif est de soutenir et d'amplifier l'enseignement de l'Architecture, de l'Urbanisme et du Génie-Civil en Afrique, de faire naître et de diffuser une image positive et dynamique des matériaux locaux africains utilisés dans la construction, de cultiver l'inspiration et la créativité chez les élèves architectes et urbanistes, les futurs ingénieurs de même que les professionnels, de donner à ces acteurs l’opportunité de découvrir et d’apprécier les possibilités architecturales et techniques, de développer les techniques d'énergies renouvelables, de faire prendre conscience aux acteurs africains que les secteurs de l'Architecture, de l'Urbanisme et du Génie-Civil recèlent des potentialités, des débouchés très importants pour l'Afrique.

Notre action s'articule autour de plusieurs activités : l'organisation du concours ARCHIGENIEUR AFRIQUE (la seconde édition aura lieu à partir d'octobre 2013), de l'EXPOSITION INTERNATIONALE issue de la sélection des meilleurs projets par le jury international du concours, mais également l'organisation de conférences, de tables-rondes, de workshops, ainsi que la mise en place d'un magazine et d'une web-radio.

 

 

 

 

 

Contacts

AFRIKArchi

90 Avenue des Acacias

91800 BRUNOY

FRANCE

Tél: +33 (0)6 26 57 41 60

       +33 (0)6 82 83 68 87

Mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Web : http://www.afrikarchi.com

 

L’analyse des institutions juridiques et économiques est devenue très populaire pour mieux comprendre les ressorts du développement. Une des institutions que l’on considère comme cruciale pour le développement durable est le droit de propriété. Au Bénin, le gouvernement a implémenté des changements juridiques et institutionnels pour en faciliter la protection. Après une dizaine d’années et des millions d’euros dépensés, une analyse s’impose.

Au Bénin, le gouvernement a implémenté des changements juridiques et institutionnels pour en faciliter la protection. Après une dizaine d’années et des millions d’euros dépensés, une analyse s’impose. | Crédits Photo : Mondoblog/Bujachangement

 

Les droits de propriété sont essentiels à la création de richesses. En précisant « qui possède quoi », les droits de propriétés stables et protégés permettent l’émergence d’un marché foncier sécurisé dans lequel l’immobilier devient un véritable « capital », facilitent l’accès aux crédits et protègent les paysans contre les tentatives d’accaparement des terres, améliorent la position des femmes dans la société agricole, mettent fin aux conflits entre villageois et augmentent la production agricole (avec l’augmentation des superficies emblavées et de la productivité) .

Le gouvernement béninois a bien compris l’importance de cette institution et a fait tout son possible pour transposer le droit de propriété moderne dans la société béninoise. Sa stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) soutient « un grand flux d’investissements visant à mettre en valeur les potentialités des différentes régions et localités. La durabilité et la sécurisation de ces investissements exigent, de la part du gouvernement la réforme du secteur foncier ».

En premier lieu la constitution a été modifiée, puis en 2007 une nouvelle loi des fonciers a été créé et actuellement un code foncier est en cours d’élaboration.  Avec la collaboration de plusieurs partenaires des Etats-Unis et d’Allemagne, des plans fonciers ruraux (PFR) ont été réalisé dans 300 communes. Ces plans fonciers ont résulté en des certificats de propriété officiels pour des milliers de paysans. On peut dire que dans ces communes les droits informels de propriété ont été formalisés.

Peut-on espérer une augmentation de la production agricole dans ces communes ? Malheureusement, le monde n’est pas si simple. Le projet avec des partenaires des Etats Unis et d’Allemagne a durée plus de quatre ans, mais à la fin de cette période la situation foncière ne s’était pas du tout améliorée. Que s’est-il passé ?

Les communes rurales au Bénin, qui sont organisées par le droit coutumier, ont rejeté tous les modalités du droit moderne. Il semblerait que les institutions traditionnelles et les institutions modernes et transposées ne soient pas compatibles. Les transactions coutumières sont plutôt orales et la société agricole n’accepte pas l’autorité des certificats fonciers. Les paysans ont continué à faire des transactions foncières selon le droit coutumier sans utiliser les certificats officiels et sans procédure écrite. Le résultat est que les plans fonciers officiels ne sont plus à jour et deviennent superflus. L’insécurité foncière est même augmentée, puisque désormais non seulement les droits écrits/modernes, mais aussi les droits coutumiers/anciens manquent de validité générale.

En outre, les autorités nommées par l’État pour organiser et contrôler les transactions foncières ne sont pas acceptées dans les communes rurales, où l’autorité au niveau des fonciers est représenté par le « chef de terre », qui est une autorité ancienne et  étroitement liée avec la culture vaudou. Le pouvoir du maire, un officiel sous l’autorité directe de l’État, n’est pas reconnu par les populations. En conséquence, les conflits ne sont pas rapportés au maire mais au chef de terre, qui n’inclut pas de certificats officiels dans son jugement. On constate que, comme pour le niveau juridique, on a créé des institutions parallèles et incompatibles au niveau du pouvoir. Une telle situation augmente des conflits et diminue la productivité et la création de richesse.

On a en réalité transplanté une boîte vide, une façade institutionnelle : il est très facile de transposer des règles modernes au niveau central d’un pays mais si cette transposition n’est pas conforme aux coutumes et institutions « décentralisées », il est impossible d’atteindre des changements réels au niveau social ou économique. Des institutions juridiques, économiques ou politiques ne sont pas de grande valeur quand elles ne déterminent pas les interactions décentralisées. Il est nécessaire de les conformer aux usages et à la connaissance au niveau décentralisé. Il n’est pas possible de faire cette connexion avec l’implémentation des lois européennes dans des sociétés africaines.

Le même problème est observable avec plusieurs transpositions institutionnelles : les fonciers, la démocratie, le droit social, le système fiscal, le droit des personnes et familles, etc. Il s’agit de l’erreur inévitable lorsque l’on essaie de régler « par le haut » des interactions qui sont (par définition) trop diverses pour une organisation centralisée.

Il est d’autant plus décourageant de réaliser que ces erreurs sont le résultat logique de la politique de développement dominante en ce moment. Après la « déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide (2005) » chaque pays en développement est obligé de créer une stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) – un plan central sur tous les enjeux et défis au niveau de développement. Le seul fait de son centralisme empêche cette stratégie d’incorporer des nuances et coutumes décentralisées, qui sont la base de toutes les interactions économiques et sociales. De cette manière le sophisme du top down est institutionnalisé.

Cela ne signifie pas que toutes ces coutumes décentralisées sont désirables, mais il faut comprendre qu’elles doivent être un point de départ pour les politiques de développement. Sans incorporer ces institutions locales, la machinerie du « développement par le haut » peut seulement perturber les chaînes sociales.

Si on veut accélérer la croissance économique des pays en développement, il est alors nécessaire d’accepter l’impossibilité de simplement transposer dans les sociétés africaines les institutions ayant réussi en Occident et d’abandonner cette politique de transposition au niveau centralisé. Les différences entre les pays, villes, communes, familles et individus doivent être prises en considération, car ce sont ces différences qui contiennent la solution créative aux anomalies institutionnelles, sociales et économiques. Reconnaître ces différences et comprendre leur potentiel prend du temps et une attitude d’humilité, mais il s’agit de la seule possibilité, considérant le fait que suffisamment de temps et d’argent a été perdu au profit des initiatives de transposition au niveau centralisé.

La seule solution – pour vraiment améliorer la situation foncière – est de formaliser des titres fonciers, des transactions foncières et des autorités foncières, de manière conforme au droit coutumier local. Ce processus exige une approche décentralisée, anthropologique et en coopération avec les « autorités » locales traditionnelles. Pour le spécialiste en développement la question doit donc être : « comment  protéger leurs institutions de propriété ? » et non « comment transposer nos règles de propriété ? ». Il faut accepter que, pour trouver des solutions organiques et durables, la connaissance dispersée locale est nécessaire et qu’il n’y a pas une solution ou un code foncier idéal.

Source : Nextafrique.com

 

 

 

Une étude de la Banque mondiale met en relief les coûts méconnus liés à l’absence ou la défaillance des infrastructures d’assainissement dans 18 pays africains. Ces coûts représentent entre 1 à 2,5% du PIB selon les pays.

L’absence d’infrastructures d’assainissement coûte près de 5,5 milliards de dollars par an à 18 pays africains, selon un rapport publié par le programme Eau et assainissement de la Banque mondiale.

«Les 18 pays africains considérés dans cette étude ont une population totale de 554 millions d’habitants, soit plus de la moitié de la population africaine», a indiqué Jaehyang So, responsable du programme Eau et assainissement.

«Ce constat rappelle aux ministres que leurs pays ne pourront pas se développer durablement sans se pencher sur ces coûts.»

Les impacts économiques liés à l’absence ou la défaillance de système d’assainissement sont lourds: la majorité de ces coûts est liée aux morts prématurées, y compris d’enfants âgés de moins de cinq ans, causées par les maladies diarrhéiques.

Près de 90% de ces morts sont directement imputables à la mauvaise qualité de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène.

Les autres coûts évalués comprennent les pertes de productivité dues à un mauvais assainissement et les pertes de temps liées à la défécation en plein air.

 

Le trou de la défécation en plein air

La défécation en plein air représente à elle seule près de 2 milliards de dollars de pertes annuelles dans ces 18 pays et concerne plus de 114 millions de personnes. Pour remédier complètement à ce problème, il faudrait construire (et utiliser) 23 millions de toilettes.

La défécation en plein air coûte plus par personne que tout autre problème d’assainissement.

Rien que le temps perdu pour trouver un endroit discret pour faire ses besoins entraîne près de 500 millions de dollars de pertes économiques.

«Les femmes représentent une proportion considérable de ce coût en raison du temps qu’elles passent à accompagner de jeunes enfants ou des proches malades ou âgés», souligne la Banque mondiale.

«Les incidences négatives d’un mauvais assainissement susceptibles d’être importantes, mais difficiles et chères à estimer, comprennent les coûts des poussées épidémiques, les pertes de revenus dans le commerce et le tourisme, l’impact sur les ressources en eau de l’évacuation des excréments, et les effets à long terme sur le développement de la petite enfance», commente la Banque mondiale.

Les études nationales montrent que le Bénin perd 104 millions de dollars chaque année à cause des mauvaises conditions sanitaires, une somme équivalente à 12 dollars par personne et par an, ou 1,5 % du PIB national.

Au Bénin, la défécation en plein air coûte au plus de 75 millions de dollars par an. Pourtant, l’élimination de cette pratique nécessiterait la construction et l’usage de moins de 1 million de latrines.

Les pires situations sont peut-être celle du Nigeria où le manque d’équipements sanitaire coûte 3 milliards de dollars par an, ce qui représente 20 dollars par personne et 1,3 % du PIB, et celle du Congo Brazzaville, qui en termes de coût par habitant atteint 35,8 dollars.

Le Rwanda fait partie des pays les mieux lotis, avec un coût de 0,9 % du PIB. Cela s’explique par le fait que seulement 3 % de la population a recours à la défécation en plein air et plus de la moitié à des installations sanitaires améliorées.


 
Couvercles de latrine en béton, Camp de réfugiés d'Okidi à Kitgum, Ouganda10/06/2007, REUTERS/E. Denholm

 Les pauvres payent plus chers

L’étude montre que les coûts d’un mauvais assainissement sont inéquitablement distribués, le fardeau économique le plus lourd pesant disproportionnellement sur les plus pauvres.

«Ce constat plaide immanquablement en faveur de l’augmentation de l’investissement dans l’assainissement et de la suppression des obstacles à l’amélioration des services d’assainissement. Le moment est venu de s’attaquer sans tarder et une fois pour toutes à cette priorité de développement», précise Jamal Saghir, directeur du département développement durable dans la région africaine de la Banque mondiale.

Les investissements dans l’assainissement représentent moins de 0,1 % du PIB de la majorité des pays.

Seuls 5 sur les 18 pays africains considérés investissent entre 0,1 et 0,5 % de leur PIB dans l’assainissement.

Bien que les pays africains se soient engagés à augmenter leurs crédits budgétaires destinés à l’assainissement pour atteindre au moins 0,5 % de leur PIB (Déclaration d’eThekwini, 2008), aucun des 18 pays étudiés n’a à ce jour atteint cet objectif.

Cet article a d'abord été publié sur Marchés Tropicaux & Méditerranéens.

 

Source : slateafrique.com | Sylvie Rantrua

 

 

 

 

D'ici 2050, 66% de la population des pays en développement vivra dans les zones urbaines, indique la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies.

Alors que le changement climatique contribue à des phénomènes cycliques de sécheresse et d'inondation, bon nombre de pays africains et asiatiques sont confrontés à un exode des populations des zones rurales vers les zones urbaines. Les pays pauvres commencent à répondre à ces déplacements de population. En Afrique, des pays essayent, par exemple, de promouvoir le développement rural afin de freiner la migration des zones rurales vers les zones urbaines.

Le régime militaire arrivé au pouvoir au Brésil dans les années 1960 en avait fait un de ses objectifs. Il a essayé de stimuler l'activité économique dans les zones périphériques et de réduire la migration vers les villes - mais les efforts déployés n'ont pas suffi à dissuader les populations rurales de s'installer dans les centres urbains. Au contraire, ils ont favorisé l'inégalité urbaine : de larges segments de la population se sont retrouvés dans des quartiers informels mal situés et mal desservis, connu sous le nom de favelas.

En 1932, l'ancienne Union soviétique a instauré un passeport intérieur afin de limiter l'accès aux zones urbaines. Sujets aux contrôles, les migrants sans papiers vivaient souvent dans des conditions déplorables.

Les efforts déployés et les échecs enregistrés par les BRICS (le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud) donnent une leçon de politique migratoire au reste des pays en développement, indique un rapport rédigé conjointement par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l'Institut international pour l'environnement et le développement (IIED).

Les BRICS, qui connaissent l'une des croissances économiques les plus rapides au monde, ont mené toutes sortes d'actions pour répondre à l'urbanisation rapide. Leurs expériences ont mis en lumière les approches à privilégier et à éviter.

Les approches à privilégier

1. Ne pas entraver le déplacement inévitable des populations des zones rurales vers les centres urbains pour y pallier de manière désordonnée par la suite, comme l'ont fait les régimes démocratiques qui se sont succédé au Brésil. Un processus budgétaire participatif a été mis en place par plusieurs municipalités afin de permettre à chaque habitant de donner son avis sur le budget municipal. Cette approche suppose cependant une société civile organisée et des citoyens bien informés, c'est-à-dire des conditions qui sont réunies au fil du temps. « Ces pratiques ont permis de réels progrès, mais les problèmes étaient trop importants pour les résoudre rapidement », note le rapport.

2. Ne pas faire preuve d'indécision face à l'urbanisation. Après la mise en ouvre de la politique d'apartheid par le gouvernement sud-africain, un grand nombre de résidents ont été cantonnés dans des zones délimitées et peu sûres en périphérie des villes. Plus tard, un gouvernement démocratique a décidé d'adopter une position neutre afin d'éviter de reproduire les erreurs du passé, mais cela n'a pas permis de « surmonter les séquelles de la ségrégation urbaine », selon le rapport. Le gouvernement n'a pas de politique nationale cohérente en matière de planification ou de gestion du processus d'urbanisation, ce qui a favorisé le développement d'un sentiment d'hostilité à l'égard des campements informels et des cabanes d'arrière-cour.

L'Inde s'est également montrée indécise face à l'urbanisation et le pays pourrait se trouver en difficulté, alors que 400 millions de personnes vont rejoindre le marché du travail d'ici 2050. Aujourd'hui, les activités liées au secteur agricole font vivre moins de la moitié de la population active, et le secteur ne devrait absorber qu'une petite partie de la population active, ce qui incitera un grand nombre de personnes à aller chercher du travail en ville.

3. Ne pas partir du principe que l'introduction de politiques, de lois et d'institutions municipales créatives est une solution. Ces mesures - qui sont rarement mises en ouvre - ne permettent pas « de mettre à profit le potentiel de l'urbanisation », souligne Ivan Turok, expert en planification urbaine et auteur d'un document de l'IIED sur l'urbanisation en Afrique du Sud. Le vrai défi est de s'assurer que ces politiques - élaborées secteur par secteur - fonctionnent de manière harmonieuse. Ainsi, si un conseil municipal améliore les conditions de logement des résidents illégaux, il devra prendre en compte les droits de propriété, l'accès à des transports bon marché, la proximité avec les opportunités de travail, et la disponibilité des services de santé et d'éducation. Il sera également important de vérifier que les banlieues reçoivent une part égale des dépenses municipales.

4. Ne pas ignorer la voix des pauvres. Les municipalités des grandes villes n'étant pas capables de collecter suffisamment d'impôts pour financer la maintenance, l'Inde a vu des organisations de résidents urbains s'engager dans des partenariats avec des entreprises du secteur privé qui fournissent des services dans leurs municipalités, explique Amitabh Kundu, expert en matière d'urbanisation. Les banlieues les plus pauvres, qui sont dans l'incapacité d'apporter une contribution financière, sont en général exclues de ces initiatives. Les associations de résidents plus riches ont même fait appel à la justice pour faire fermer des campements informels.

L'urbanisation n'est pas une fatalité, mais lorsque la part de l'agriculture dans l'économie diminue, la croissance de la population urbaine est inévitable | Crédits Photo : Christian Heeb / Johannesburg, Caesar Gauteng

Les approches à privilégier

1. Accepter le fait que les pauvres ont le droit de vivre en milieu urbain. Ensuite, se préparer à répondre à leurs besoins en matière de terres et de logement tout en promouvant la vision d'une utilisation durable des terres, écrivent George Martine et Gordon McGranahan de l'IIED dans un rapport sur le Brésil. La manière la plus efficace d'y parvenir est de préparer des terres et des services avant leur arrivée, plutôt que de prendre des mesures correctives qui sont bien plus coûteuses pour les résidents urbains pauvres et les villes elles-mêmes.

2. Investir dans les communautés qui vivent dans les zones informelles. Des municipalités sud-africaines ont mis en place des unités de gestion des catastrophes afin d'aider les communautés à faire face aux conséquences des feux de cabane, des inondations et d'autres dangers. Cela a contribué à faire baisser le nombre de victimes en cas de catastrophe. D'autres ont investi dans les infrastructures et les services afin d'améliorer la qualité de vie des résidents.

3. Aider les personnes qui vivent dans des campements informels et dans des logements non sécurisés à acquérir des terrains bons marchés. Le gouvernement sud-africain, par le biais d'une nouvelle subvention publique, finance la modernisation des campements existants et la création de nouveaux logements dans des zones plus adaptées en subventionnant l'acquisition, l'entretien et le dégagement de terrains pour la construction de logements à loyer modéré.

Questions-réponses avec Gordon McGranahan, responsable de l'équipe urbanisation de l'IIED, sur les leçons à retenir dans les pays en développement.

Quelles leçons peut-on retenir des expériences des BRICS ?

La principale leçon est qu'un pays qui ne se prépare pas à l'urbanisation prévisible risque d'être confronté à de graves problèmes. Les BRICS ont tenté, parfois avec succès, de mettre un frein à l'urbanisation - l'apartheid en Afrique du Sud et la révolution culturelle en Chine - mais ces exemples mettent en lumière les graves problèmes suscités par un contrôle direct de l'urbanisation. Il y a également des exemples positifs - les programmes sociaux au Brésil et l'expérimentation urbaine en Chine, qui leur ont permis de réaliser de grands succès économiques. Mais il n'y a pas de panacée ; pour réussir l'urbanisation, il faut faire des choix difficiles.

L'urbanisation est-elle inévitable ? Certaines études suggèrent que les efforts déployés en matière de développement rural entraînent le déplacement des habitants vers les villages.

L'urbanisation n'est pas une fatalité, mais lorsque la part de l'agriculture dans l'économie diminue, la croissance de la population urbaine est inévitable, et elle est telle que les autorités urbaines sont dépassées. En Inde, certains responsables essayent de limiter l'urbanisation en réduisant le nombre de migrants et de logements à loyer modéré dans leurs villes . Selon moi, le fait que [des personnes s'installent en milieu rural] reflète l'échec de la création de villes dynamiques et économiquement viables. Certaines études laissent entrevoir une contre-urbanisation en période de difficultés économiques, mais il est difficile de trouver un pays à revenu faible ou intermédiaire qui connaisse une croissance économique durable et une désurbanisation. Si les investissements réalisés en milieu rural se justifient par le seul fait qu'ils encouragent les gens à ne pas s'installer en ville, alors je dirais qu'ils ne se justifient pas du tout.

L'urbanisation devrait-elle être considérée comme le seul déplacement des populations des zones rurales vers les zones urbaines ? Ou l'urbanisation correspond-elle également au développement des zones rurales ?

Cela soulève des questions importantes sur la définition, et finalement, sur les politiques. Les densités urbaines diminuent, alors que les modes de vie et les professions agricoles sont de plus en plus semblables à ceux des zones urbaines. Les agglomérations urbaines denses présentent toutefois encore des avantages environnementaux et économiques ; ces besoins doivent être exploités. La Chine a connu une période au cours de laquelle on pouvait penser que son industrialisation serait plus rurale qu'ailleurs, mais lorsque l'économie s'est emballée, les entreprises installées en milieu urbain ont éclipsé les entreprises installées en milieu rural.

Source : nextafrique.com

 

mercredi, 23 janvier 2013 14:23

Carrelage en Terre Cuite : 100% Ecologique

 

 

 

Etude de cas : La tomette de Salernes

La tomette de Salernes, en terre cuite parfois émaillée, est le revêtement de sol typique des maisons provençales de Salernes. En Provence, les tomettes sont toujours de forme hexagonale et leur mode d'emboîtement, qui ne laisse presque pas de joint, donne un sol très lisse et doux.

 

Photo © Sismondini 

Histoire de la tomette se Salernes

Le village de Salernes, dont l’économie reposait traditionnellement sur des activités agricoles (production de l’huile, du vin, du blé) et sur les filatures de soie, a commencé à produire de la faïence à la fin du XVIII ème siècle. Au lendemain de la Révolution, le marché de la faïence décline et le village se reconvertit dans la fabrication de tuiles, de briques, de tuyaux, de malons et de poteries utilitaires en terre cuite.

C’est dans les années 1830 que les fabricants de Salernes se sont spécialisés dans la fabrication d’un seul produit : la fameuse tomette de Salernes.

Ce malon hexagonal rouge doit sa réputation à la qualité exceptionnelle des gisements d’argile de Salernes, une argile rouge ferrugineuse.

La production de la tomette de Salernes prend une ampleur considérable dès 1850, quand ce matériau léger et très résistant conquiert le marché du bâtiment. La production des tomettes, qui profite de l’expansion des constructions sur le littoral azuréen, devient très tôt le fer de lance de l’économie de la région. Pour répondre à une demande toujours plus grande, de nouvelles fabriques sont construites et les petits ateliers implantés à Salernes sont agrandis.

Cette activité s’est maintenue jusque dans les années 1950 et le procédé de fabrication des tomettes s’est transmis de génération en génération, sans grands changements.

Les fabriques de Salernes alimentent non seulement les magasins de provinces voisines mais exportent aussi leur fameux carrelage hexagonal en Afrique du Nord, en Afrique du Sud, en Italie et en Amérique.

Cette activité s’est maintenue jusque dans les années 1950 et le procédé de fabrication des tomettes s’est transmis de génération en génération, sans grands changements.

 

 Photo © Sismondini 

Photo © Sismondini 

 

Le procédé de fabrication traditionnel

La tomette de Salernes est fabriquée avec l’argile extraite des carrières environnantes. Cette argile est lavée dans un délavoir ou malaxeur, dans lequel la terre et l’eau sont brassées pendant un heure et demi environ. Le mélange ainsi obtenu, appelé la barbotine, est conduit dans des bassins de décantation ou pastières. Après évaporation de l’eau, la terre prend une consistance solide. On en fait des boules de 13 à 15 kilos, appelées pastons ou pains, que l’on place sur une aire de séchage, le séchoir à pains.

Après une journée de séchage à l’extérieur, les pastons sont stockés dans une cave humide et sombre pendant de nombreux mois avant d’être utilisés pour le façonnage des malons proprement dits.

 

Adaptation dans les Pays Africains dotés de ce matériau naturel, terre crue

Bon nombre de pays africains sont dotés de ce matériau naturel, terre crue. Jusqu’à ce jour les techniques de construction avec ce matériau n’ont pas pour autant changer, et font d’ailleurs partie du patrimoine mondial. Pour jumeler patrimoine et modernité, puis répondre aux besoins locaux en matière de construction et d’architecture, ne pourrait-on pas mettre en place une technique de production comme celle de la tomette de Salernes !?

Cette production pourra redorer sans aucun doute l’image donnée aux constructions en terre, jusque-là, négative et jugée archaïque et comme matériau de pauvres.

 

 

Pour tous projets d’études ou de réalisations d'architecture, commandes ou mise en relation, contactez Global Archiconsult.

 

Source : Global archiconsult

 

 

 

 

 

 

 

A la demande des industriels, le Centre technique des matériaux naturels de construction (CTMNC) analyse de plus en plus les briques de terre crue. L’objectif ? Caractériser le matériau et chiffrer leurs performances en termes d’isolation, d’inertie et prochainement de régulation hygroscopique.

 

© Lydie Didier-AsTerre

 

Les blocs de terre comprimés sont généralement produits à l’aide de presse manuelle. Le moule est rempli de terre humide. Un bras de levier permet d’exercer une forte pression sur le bloc, qui est ensuite démoulé, puis stocké.

Matériau à faible énergie grise disponible presque partout, la terre crue utilisée en construction revient au goût du jour. Qu’il s’agisse de pisé, de bauge, de torchis ou de briques de terre comprimée, la terre crue est utilisée depuis toujours et a fait la preuve de sa durabilité. Pour autant, il reste difficile de convaincre assureurs et bureaux de contrôle de ses propriétés en construction neuve. Devant le manque de documentation pour définir et caractériser la terre crue et ses usages dans le bâtiment, la filière s’organise. Au Centre technique des matériaux naturels de construction (CTMNC), Pascal Maillard, chargé de projet recherches et développement a vu sa pratique évoluer depuis 2008 : « A l’origine nous étudiions les propriétés des briques de terre cuite. Ce sont nos adhérents qui petit à petit nous ont posé davantage de questions sur les performances des briques de terre crue. Aujourd’hui, notre équipe de trois personnes travaille pleinement sur le sujet. »

Pour l’instant, les briques extrudées testées sont destinées à former des cloisons intérieures sans rôle structurel. La plupart d’entre elles mesurent 11 x 22 x 5 cm, le format classique des briques apparentes. Certaines peuvent aller jusqu’à 45 cm de longueur. Pour ces produits, les innovations visent avant tout à simplifier la mise en œuvre avec des plots pour faciliter la superposition, ou des perforations pour passer un tuyau de chauffage ou d’eau chaude. Parfois recouvertes d’enduit pour des raisons esthétiques, certaines briques sont déjà rainurées pour faciliter l’application de ce dernier.

 

Capitalisation des connaissances 

Outre la caractérisation du matériau proprement dit, à travers sa granulométrie, sa composition minérale et chimique, les essais portent sur la conductivité thermique et depuis peu sur l’inertie. Les performances hydriques relatives à la perméabilité à la vapeur, c'est-à-dire à la capacité du matériau à se laisser traverser par la vapeur d’eau? Et la sorption hygroscopique, soit sa capacité de stockage de l’humidité? seront au programme en 2013. « Il s’agit de mesurer concrètement le ressenti que chacun peut avoir avec ce matériau connu pour réguler l’humidité et la température », indique Pascal Maillard.

Le manque de normes sur la terre crue constitue le point délicat. D’autant plus que les essais ne peuvent pas être simplement transposés du béton ou de la terre cuite. « Suivant le protocole d’essai et la taille des échantillons, les résultats diffèrent. Nous cherchons donc à valider dans les prochains mois un format et un résultat à la compression également fiable », précise Pascal Maillard.

La prochaine étape, qui fait aussi partie des objectifs pour la mise au point de règles professionnelles, sera donc le partage des connaissances entre utilisateurs et scientifiques. Le CTMNC, qui participe aux réunions pour l'élaboration des règles professionnelles sous l'égide de la direction de l'habitat, de l'urbanisme et du paysage (DHUP) et l'association Asterre, a d'ailleurs organisé une première journée technique en 2012.

 

 

Source : Julie Nicolas | Source LE MONITEUR.FR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diébédo Francis Kéré (Burkina-Faso)

Natif de Gando dans la province du Boulgou, Francis Diébédo Kéré fait partie de cette génération d'architectes africains qui exercent au sein de plusieurs mondes culturels, plusieurs géographies. Son parcours l'a mené du Burkina Faso, où il a grandi et fut charpentier, à l'Allemagne où il est devenu architecte. Aujourd'hui, depuis son agence installée à Berlin qui réunit huit personnes, il construit non seulement au Burkina mais en Suisse, au Mali, en Chine, au Togo ou en Espagne : Il collabore actuellement avec le metteur en scène Christoph Schlingensief au projet Festspielhaus Afrika. Une salle d'opéra qui est construite à quelques kilomètres de Ouagadougou, plus précisément à Loango. Il a remis les clés pour l´inauguration du musée de l´architecture en terre de Mopti. Il a mené de mains de maître le projet de construction du parc national du Mali à Bamako. Il a inauguré récemment au Togo, le Centre de formation de Dapaong qui est en chantier depuis l’automne 2010. Au Yémen, un prototype de bâtiment scolaire fondé sur des critères bioclimatiques fût déjà réalisé.

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David Adjaye OBE, (Ghana)

Né en 1966 à Dar Es Salam en Tanzanie où son père était un diplomate ghanéen, est un architecte britano-ghanéen.

Il fit des stages dans les cabinets d'architecte de David Chipperfield et Eduardo Souto De Moura, et devint diplômé en 1993 du Royal College of Art. La même année il gagne la médaille d'argent du Royal Institute of British Architects (RIBA). Il ouvre sa propre agence en 1994 portant le nom de Adjaye Architects.

Il vit et travaille à Londres, et sa réputation est d'ordre international. Ses bureaux se trouvent au nord de Londres.

En 2006 sa bibliothèque Whitechapel Idea Store à Londres est nommée pour le prix Stirling. Il a aussi collaboré avec l'artiste Olafur Eliasson pour l'installation lumineuse : « Your black horizon » (Votre horizon noir) à la biennale de Venise. Il a travaillé avec Chris Ofili pour créer une ambiance propice à l'exposition de la série de peintures de l'artiste The Upper Room, maintenant à la Tate Britain.

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Imaad Rahmouni, (Maroc)

En 1999, après une première expérience auprès de Philippe Starck, Rahmouni crée sa propre agence à Paris. L’agence a également ouvert un bureau à Marrakech, en 2005. Au départ, ils étaient six. Aujourd’hui, emploie une vingtaine de designers, architectes et graphistes originaires de 16 pays différents.

Il a conçu des bars branchés à Paris et à Londres, aménagé des tours à Tokyo et à Bangkok, érigé des hôtels au Maroc, en Espagne et en Tunisie. Mais, curieusement, l’architecte algérien Imaad Rahmouni, qui mène cette brillante carrière internationale, n’a rien construit dans son pays natal, quitté en 1990.

 

 

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 Rachid Andaloussi, (Maroc)

Après un diplôme de l’école d’architecture de Paris, il rentre au Maroc en 1986 et ouvre son propre cabinet. Passionné par Casablanca, connue pour ses immeubles Arts déco, il travaille aux côtés de Driss Benhima. En 1995, il participe à la fondation de Casamémoire, une association dont le but est de sensibiliser à la préservation et à la restauration du patrimoine urbanistique du XXe siècle.

Son amour et sa parfaite connaissance de la ville lui ont permis de remporter, avec le presti­gieux architecte français Christian de Portzamparc, le concours international pour la construction de CasaArt, le plus grand théâtre d’Afrique et du monde arabe à Casablanca.

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 Kunle Adeyemi (Nigéria)

Né le 7 Avril 1976, Adeyemi est un architecte nigérian, urbaniste et chercheur créatif. Adeyemi est le fondateur et directeur de Nlé, basée à Amsterdam aux Pays-Bas.  Nlé est une agence d'architecture, de design et d'urbanisme. Adeyemi a étudié à l'Université de Lagos au Nigéria et l'Université de Princeton dans le New Jersey, aux États-Unis. Avant de d’ouvrir sa propre agence aux Pays-Bas, il a travaillé près de dix ans à l'Office for Metropolitan Architecture (OMA) de Rem Koolhaas. Adeyemi travaille actuellement sur un projet urbain lacustre au Nigéria, Makoko Floating School.

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Romarick ATOKE | AFRIKArchi

 

 

 

 

 

 

Le nouveau quartier de Marina Residence est situé en périphérie de Cotonou. Implantées à quelques centaines de mètres du littoral, le long des voies existantes, les habitations sont orientées perpendiculairement à l’océan.

 

 

Les logements sont construits de part et d’autre d’un boulevard central. Un haut mur de terre rouge définit le périmètre des lots résidentiels. Il rappelle les matières et les couleurs de la tradition artisanale et des paysages africains avec leurs dilatations spatiales et leurs contrastes.

 

La fragilité et la souplesse des tentes nomades, la primauté de la terre, la force des minarets, la variabilité des dunes dans le désert sont des chapitres de l’histoire que la silhouette du mur de soutènement raconte aux passants.

 

L’analyse de la structure urbaine limitrophe souligne la présence d’un maillage urbain, qui privilégie une orientation des bâtiments perpendiculaire au front de mer.

C’est ce signe fort donne la ligne directrice de l’implantation du nouvel habitat : le boulevard central et le mur définissent le périmètre des lots résidentiels.

 

Ce mur est la transparence bidimensionnelle d’un conte qui parle, à la fois, de matière, de couleurs, de la tradition artisanale, des paysages africains avec ses dilatations spatiales et ses contrastes.

La fragilité et la souplesse des tentes nomades, la primordialité de la terre, la force ancienne des minarets, la variabilité vaporeuse des dunes dans le désert : ceci sont des chapitres de l’histoire que le profil du mur conte aux passants.

 

Enfin l’épilogue, la mer, l‘océan qui s’étale et qui, avec son horizon, rassemble dans une seule ligne la complexité et la plasticité des formes du paysage.

 

Fiche technique

Marina Residence

Lieu : Cotonou, RPB

Maîtrise d'ouvrage :LAP

Maîtrise d'oeuvre : Peia Associati (mandataire)

With 5+1AA Alfonso Femia Gianluca Peluffo architectes
Giampiero Peia, Marta Peia, (PEIA ASSOCIATI)
Alfonso Femia, Gianluca Peluffo, Simonetta Cenci, (5+1AA)

BET structures : Stefano Migliaro

BET fluids : AI Studio, AI Engineering

Direction artistique : Giampiero Peia

Programme : Plan d'urbanisme et nouveaux quartiers résidentiels, 3 villas de type A - 700 m² / 15 villas de type B - 500 m²/ 46 villas de type C - 350 m²

Superficie totale : 84.000 m²

Surface construite : 54.500 m²

Logements : 34.100 m²

Espaces verts : 44.000 m²

Hauteur : 10 m

Volume total : 500.000 m3

Etages hors-sol : 3

Parkings : 180

Coût : 30.000.000,00 €

Calendrier : 2007-2008

Peia Associati srl via Cadolini 30 20137 Milano Tel +39 026598647 Fax +39 0236554984 E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
R.E.A. 1740056 Partita IVA 04339100960
www.peiaassociati.it

Images de synthèse : © Peia Associati

Photographie : © Peia Associati

 

Source : archi-mag.com

 

 

 

 

 

 

La qualité acoustique d’une construction dépend des choix faits lors de la conception et de la réalisation du bâtiment. Ces choix concernent principalement l’emplacement du bâtiment, l’organisation du volume intérieur, les parois séparatives (murs et planchers) ainsi que les équipements individuels et collectifs. Des solutions d’isolation et de mise en œuvre permettent de réduire les effets du bruit, considéré comme une pollution, notamment dans les logements.

 

Notions élémentaires 

Le son est une sensation auditive engendrée par une onde acoustique qui est transmise à l’oreille (a). Le bruit, souvent associé à la notion de gêne, est le mélange complexe de sons de fréquences différentes. 
L’échelle des bruits (b) est comprise entre 0 décibels (dB) (seuil d’audibilité pour l’oreille humaine) et 120 dB (seuil de douleur).
 

 

Structure interne de l’oreille

 

 

 

Échelle des bruits

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source des bruits dans les habitations

Sont distingués les bruits aériens (extérieurs ou intérieurs), les bruits d’impact (bruits solidiens) et les bruits d’équipements (qui peuvent être aériens ou d’impact).

 

 

 

Emplacement du bâtiment

 

La protection contre les bruits aériens extérieurs peut être assurée par la position des pièces à vivre du bâtiment par rapport à la nuisance (a) ou par un obstacle interposé (b) : écran antibruit ou bâtiment peu sensible au bruit.

 

 

Transmission des bruits

 

Deux catégories de bruit sont distinguées :
- les bruits aériens dont le milieu de propagation est l’air (voix, musique, voiture, etc.) ;
- les bruits solidiens dont le milieu de propagation est un solide (pas, chute d’objet, etc.).

La transmission de ces bruits peut être directe ou indirecte (transmissions latérales ou parasites).

 

 

 

 

Protections

 

L’isolation acoustique permet de réduire la transmission de l’énergie depuis les sources qui la produisent jusqu’aux lieux qui doivent être protégés.

 

 

 

 

 

 

Protection contre les bruits d'équipements

 

Les bruits d’équipements ont souvent deux origines : aérienne du fait du rayonnement de la carcasse de l’appareil, et solidienne à cause des vibrations transmises aux autres pièces du bâtiment par ses points de contact ou ses fixations (ventilation, coup de bélier, etc.).

L’amélioration acoustique peut être obtenue en respectant les précautions suivantes : 
- limitation de la pression d’eau ;
- désolidarisation des appareils sanitaires ;
- fixation souple des canalisations ;
- traitement des cages d’ascenseur ;
- fixation des moteurs à l’aide de silentblocs, etc.

 

 

Isolation acoustique d’un ascenseur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traitement d’une canalisation

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruits dus à la ventilation

 

 

 

Cette technique est extraite de l’ouvrage La Construction : comment ça marche ? de U. Bouteveille, édité aux Éditions du Moniteur. Vous pouvez vous le procurez en cliquant  ici.

 

Source : lemoniteur.fr

 

 

 

 

 

 

 

Architectes: Kéré Architecture (Diébédo Francis Kéré) 

La construction du Centre de l'Architecture de Terre vient parfaire les activités de l'AKTC à Mopti après la restauration de la mosquée et la construction d'un nouveau système d'assainissement. Le terrain a été remblayé au bord d'un lac. ce qui a fait que la rive du lac a été faite accessible au public.

Le programme lui-même répond tous les deux aux besoins de la communauté de quartier Komoguel ainsi qu'aux visiteurs des installations culturelles du quartier.

 

Contexte urbain et volumétrique :

Du haut du barrage le site et le projet se situent dans le même axe que celui de la mosquée. La construction est bien structurée et sa hauteur s'adapte au tissu existant sans mettre en entrave la vue sur la mosquée. Le centre de présentation, selon le programme, est divisé dans trois bâtiments différents qui sont connectées par deux toitures.

Les murs et les voûtes en berceau sont construits avec des BTC (des blocs de terre compressés) ce qui est très approprié aux conditions climatiques pour leur inertie thermique. Cela garantit donc des températures intérieures confortables.

 

 

 

 

Le toit détaché limite l'ensoleillement sur les murs et fournit des espaces extérieurs de qualité. Les ouvertures de ventilation dans les murs et les voûtes assurent un flux naturel d'air. Ainsi, l'isolation du bâtiment se fait sans énergie additionnelle. L'aspect paysager inclut de larges espaces publics et un front de lac au-dessus du barrage.

 

 

Cette réalisation est le résultat de la coopération établie entre le Ministère de la Culture, la Municipalité de Mopti et le Trust Aga Khan pour la Culture. Suite à la restauration de la grande mosquée de Komoguel inaugurée en 2008, ont été réalisés à Mopti l’assainissement d’une partie significative du quartier de Komoguel et le pavage des rues, afin d’améliorer les conditions de vie des habitants.

 

 

Diébédo Francis Kéré

Natif de Gando dans la province du Boulgou, Francis Diébédo Kéré fait partie de cette génération d'architectes africains qui exercent au sein de plusieurs mondes culturels, plusieurs géographies. Son parcours l'a mené du Burkina Faso, où il a grandi et fut charpentier, à l'Allemagne où il est devenu architecte. Aujourd'hui, depuis son agence installée à Berlin qui réunit huit personnes, il construit non seulement au Burkina mais en Suisse, au Mali, en Chine, au Togo ou en Espagne : Il collabore actuellement avec le metteur en scène Christoph Schlingensief au projet Festspielhaus Afrika. Une salle d'opéra qui est construite à quelques kilomètres de Ouagadougou, plus précisément à Loango. Il a remis les clés pour l´inauguration du musée de l´architecture en terre de Mopti. Il a mené de mains de maître le projet de construction du parc national du Mali à Bamako. Il a inauguré récemment au Togo, le Centre de formation de Dapaong qui est en chantier depuis l’automne 2010. Au Yémen, un prototype de bâtiment scolaire fondé sur des critères bioclimatiques fût déjà réalisé.

 

Source : archi-mag.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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