mardi, 27 août 2013 00:15

A quand des contrats africains dans les domaines de l’assainissement, de l'urbanisme et des VRD?

Évaluer cet élément
(3 Votes)

 

A quand des contrats africains dans les domaines de l’assainissement, de l'urbanisme et des VRD?

 

 

Durant ces dernières années, des centaines de contrats ont été signés entre les gouvernements africains et les grands groupes internationaux, qu'ils soient américains, européens ou asiatiques. Mais force est de constater que ces contrats de projets à court ou long terme sont opérés uniquement dans les domaines de l'énergie, des  infrastructures administratives, du transport et de la logistique, des télécommunications et de l'agro-alimentaire.

 

Qu'en est-t-il des projets dans les domaines de l’assainissement, de l'urbanisme ou encore des voiries et réseaux divers...!?

 

S' il y en a, ils se comptent du bout des doigts comparés aux projets dans les domaines pré-cités.  Est-ce à dire que l'Afrique n'a pas besoin de ce type de projets!? Ou juste que nos gouvernements africains se préoccupent peu, voire pas du tout de ces domaines ?

 

Pourtant, la lecture est la même dans la majorité des villes africaines notamment celles de l'Afrique sub-saharienne. Même dans les grandes capitales africaines, il suffit tout juste de passer dans les rues pendant les saisons de fortes pluies pour constater le calvaire auquel font face les populations et l’état dramatique des rues et maisons dans les quartiers.

 

On souligne notamment dans les villes comme Cotonou, Lomé, Niamey, ou Douala des eaux stagnantes impressionnantes et qui atteignent parfois 1.10m de hauteur.

 

Souvent, face à ces situations, nos dirigeants africains proposent des solutions à court terme et non durables. Prenons le cas de Cotonou, où les dirigeants mettent en place des mesures de pompage d'eau d'un quartier à un autre. Les riverains n'ont satisfaction que pendant quelques heures, car il suffit d'une autre pluie diluvienne pour que les mêmes quartiers soient inondés à nouveau.

 

Place de l'Etoile Rouge, Cotonou - Bénin © Altahine

 

Face à cette situation, quelles mesures mettre en place ? Le constat est ainsi connu de tous : les villes africaines aujourd'hui connaissent pratiquement toutes des situations d'étalement urbain considérables et les problèmes liés au traitement et à la gestion des eaux et des déchets ne sont quasiment pas étudiés. Ainsi, ils peinent à trouver des investisseurs sur du long terme.

 

En 2030, l’Afrique comptera environ 300 millions de nouveaux citadins. Vingt ans plus tard, 60 % des africains vivront en milieu urbain, soit 1,3 milliard de personnes. La population active la plus importante et la plus jeune au monde sera africaine. Et d'après les études, les vingt plus grandes métropoles de la planète seront africaines.

 

Etat des caniveaux à ciel ouvert - © DR

 

Aujourd'hui, l'Afrique compte non seulement les pays affichant les plus forts taux de croissance économique au monde, certains affichant des chiffres supérieurs à 9%. Il est donc plus qu'opportun de répondre à la demande et de satisfaire les populations de ces villes africaines. Car, le tout ne suffit pas d'avoir de belles infrastructures mais il faut aussi pouvoir assurer le traitement des eaux, des déchets, d'avoir des voiries adaptées mais également que ces nouveaux réseaux soient gérés de manière optimale.

 

Les décideurs africains doivent désormais agir sans plus tarder pour que ces domaines soient enfin pris en compte dans la signature des contrats avec de grandes entreprises, pour un développement urbain orienté vers la satisfaction des populations.

 

 

 

 

Romarick ATOKE pour Global Archiconsult,