dimanche, 28 avril 2013 01:53

Le marché immobilier africain en plein essor

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Selon l’étude Knight Frank « Africa Report 2013 », l’expansion permanente du continent africain depuis 10 ans a provoqué un bond de la demande en immeubles de qualité, tant dans le résidentiel que dans l’immobilier d’entreprise.

Selon l’étude Knight Frank « Africa Report 2013 », l’expansion permanente du continent africain depuis 10 ans a provoqué un bond de la demande en immeubles de qualité. OBED ZILWA/AP/SIPA

Le PIB du continent africain a augmenté de 5 % par an depuis 2002. D’après l’étude « Africa Report 2013 » menée par un des spécialistes de l’immobilier d’entreprise Knight Frank, cette croissance, en plus d’être forte, est pérenne, et soutient une élévation du niveau de vie, en particulier dans les zones urbaines à forte démographie. Les méga cités du continent, telles que Lagos (Nigeria), Nairobi (Kenya), Lusaka (Zambie), Accra (Ghana), et Dar es Salaam (Tanzanie) agiraient comme autant de moteurs de développement et susciteraient de ce fait l’intérêt des investisseurs, des promoteurs et de leurs clients utilisateurs.

 

La montée en puissance des surfaces commerciales

En matière de commerce, l’élévation du niveau de vie et l’exigence accrue des consommateurs contribuent à l’ouverture de boutiques modernes et de centres commerciaux bâtis sur le modèle occidental. Ces dernières années, dans des pays comme la Zambie, le Ghana, le Kenya ou encore le Nigeria, les principales grandes villes ont vu s’inaugurer des centres commerciaux modernes, et la mise en chantiers de surfaces marchandes toujours plus grandes serait à prévoir. En effet, la demande en la matière est permanente, alimentée aussi bien par les grandes enseignes internationales que par les chaînes sud-africaines qui cherchent à s’étendre hors de leurs frontières.

Les loyers des bureaux flambent

En termes de bureaux, l’étude démontre que beaucoup de villes pâtissent d’une insuffisance de superficies adaptées aux attentes des sociétés internationales, le boom technologique ouvrant de nouvelles perspectives de diversification économique et attirant ainsi de nombreuses entreprises. Cette pénurie a fait bondir les loyers, notamment dans les villes où la demande provient des entreprises gazières et pétrolières. De fait, les loyers des immeubles haut de gamme à Luanda (Angola) et Lagos (Nigeria) figurent parmi les plus élevés du monde. A Luanda, les loyers Prime restent très hauts puisqu’il faut compter mensuellement 150 dollars américains par mètre carré, un niveau bien supérieur aux tarifs pratiqués à Londres, New-York ou Hong-Kong.

Des projets résidentiels haut de gamme

Le marché résidentiel connaîtrait quant à lui une forte demande en grands volumes haut de gamme. Beaucoup de quartiers, à la périphérie des grandes villes, sont actuellement en construction, telles que les projets « Eko Atlantic » à Victoria Island au Nigeria, « Tatu City » à Nairobi et « La Cité du Fleuve » à Kinshasa. Ces projets peuvent, selon Knight Frank, soutenir une vague de développement urbain pour l’Afrique. « L’élévation du niveau de vie de la classe moyenne africaine aspire la demande par le haut. Les magasins et les logements d’habitation doivent obéir à des normes de qualité de plus en plus exigeantes. Si l’on fait la somme des firmes étrangères qui cherchent à s’implanter sur le marché africain avec le nombre d’entreprises africaines en pleine croissance, on aboutit, dans les grandes villes, à un besoin en immeubles haut de gamme particulièrement fort », observe Matthew Colbourne, Associé et Directeur du Département Recherche de Knight Frank à Londres.

 

Source :E.J-B