mercredi, 26 décembre 2012 03:38

Le manque d'assainissement coûte 5,5 milliards $ par an pour 18 pays africains

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La pollution de l’environnement coûte très cher à l’Afrique à cause du couplage avec les problématiques sanitaires. La dernière publication du programme Eau et assainissement de la Banque mondiale vient encore de le confirmer. 

D’après le rapport « impacts économiques d’un mauvais assainissement en Afrique », le manque d’assainissement coûte à 18 pays africains près de 5,5 milliards de dollars par an, soit entre 1 et 2,5 % de leur PIB. 

La majorité de ces coûts est liée aux morts prématurées, y compris d’enfants âgés de moins de cinq ans, causées par les maladies diarrhéiques. Près de 90 % de ces morts sont directement imputables à la mauvaise qualité de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. 

L’étude a été réalisée au Bénin, Burkina Faso, Ghana, Kenya, Libéria, Madagascar, Mauritanie, Mozambique, Niger, Nigeria, Ouganda, République centrafricaine, RD Congo, République du Congo, Rwanda, Tanzanie, Tchad et Zambie. La population cumulée de ces pays représente 554 millions d’habitants, soit plus de la moitié de la population africaine. 

En l’absence d’alternatives, 114 millions de personnes dans ces 18 pays défèquent en plein air ce qui représente une perte annuelle de près de 2 milliards de dollars. Le rapport souligne également que l’élimination de la défécation en plein air dans ces pays nécessiterait la construction et l’utilisation d’environ 23 millions de toilettes. La défécation en plein air coûte plus par personne que tout autre problème d’assainissement. Le temps perdu pour trouver un endroit discret pour déféquer entraîne près de 500 millions de dollars de pertes économiques. Les femmes représentent une proportion considérable de ce coût en raison du temps qu’elles passent à accompagner de jeunes enfants ou des proches malades ou âgés. 

Les incidences négatives d’un mauvais assainissement susceptibles d’être importantes, mais difficiles et chères à estimer, comprennent les coûts des poussées épidémiques, les pertes de revenus dans le commerce et le tourisme, l’impact sur les ressources en eau de l’évacuation des excréments, et les effets à long terme sur le développement de la petite enfance.

  

Source : Agence Ecofin